Publié le mercredi 21 janvier 2009

Obama prête le serment d'investiture pour la deuxième fois

21 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama a pris la décision rarissime de prêter le serment de président une deuxième fois mercredi, après un cafouillage la veille lors de la première cérémonie d'investiture en public, a indiqué la Maison Blanche.

M. Obama a prononcé les mots solennels dans la Salle des cartes de la Maison Blanche en tout petit comité, alors que la prestation de serment de la veille s'était déroulée devant des centaines de milliers de spectateurs et sous les yeux du monde entier.

Mais l'événement historique ne s'était pas déroulé totalement comme prévu puisque M. Obama avait été induit en erreur par le président de la Cour suprême John Roberts qui avait récité dans le désordre le texte solennel prévu par la Constitution.

La Maison Blanche pense néanmoins que la prestation de serment de mardi était valable, a indiqué le responsable de la Maison Blanche pour les affaires juridiques, Greg Craig.

«Mais le serment est inscrit dans la Constitution elle-même. Par souci de précaution, parce qu'un mot a été déplacé, le président de la Cour suprême John Roberts a procédé à la prestation de serment une deuxième fois», a-t-il dit.

«Nous avons décidé de recommencer parce que c'était tellement amusant», a plaisanté M. Obama, en attendant sur un canapé de prononcer à nouveau le serment.

«Etes-vous prêt à prêter serment», lui a demandé le juge Roberts après avoir passé sa robe noire.

«Je suis prêt, nous allons faire ça très lentement», a répondu M. Obama continuant à blaguer.

«Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis», a alors déclamé M. Obama.

L'affaire a pris une trentaine de secondes.

«Félicitations, une nouvelle fois», a dit le juge Roberts.

Les choses s'étaient moins bien passées la veille. M. Obama avait là aussi répété après M. Roberts, mais un moment de gêne était apparu quand M. Obama s'était rendu compte que M. Roberts avait placé le mot «fidèlement» après «président des Etats-Unis», et non pas avant comme écrit dans la loi fondamentale.

M. Obama s'était interrompu, avant que M. Roberts ne répète le morceau de phrase, à nouveau dans le désordre. M. Obama avait obtempéré et fini son serment tel qu'il l'avait entendu.

Selon des experts de la loi, la seconde prestation de serment relevait bien d'un luxe de précaution. Ils disent qu'en vertu du 20e amendement de la Constitution, le mandat du président expire le 20 janvier à midi, et que c'est à ce moment-là que le vainqueur de la présidentielle prend sa succession.

Ainsi, au moment où il prononçait le serment mardi, peu après midi, M. Obama était déjà le 44ème président des États-Unis.

Jeffrey Rosen, un spécialiste de la Constitution, fait observer que cette gaffe n'était pas la première.

Le président de la Cour suprême William Howard Taft, qui avait été lui-même président de 1909 à 1913, avait quasiment réinventé le texte quand il avait fait prêter serment à Herbert Hoover en 1929, dit M. Rosen.

Au lieu de dire «sauvegarder, protéger et défendre», M. Taft avait dit «sauvegarder, maintenir et défendre».




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

21 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le mercredi 21 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Faible neige intermittente. Vents du sud-ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce soir. Températures stables près de moins 13.

Jeudi:

Averses de neige cessant en après-midi. Dégagement par la suite. Accumulation de 2 cm. Poudrerie. Vents du sud-ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant d'ouest à 40 avec rafales à 60 en après-midi. Maximum moins 6.

Jeudi soir et nuit:

Quelques nuages. Poudrerie en soirée. Vents d'ouest de 40 km/h avec rafales à 60 devenant légers en soirée. Minimum moins 24.

Vendredi:

Neige intermittente. Maximum moins 11.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum moins 12. Maximum moins 12.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 20.




Obama promet une nouvelle ère de «transparence»

21 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama a annoncé au premier jour de son mandat «un gel des salaires» de ses principaux collaborateurs à la Maison-Blanche et promis une nouvelle ère de «transparence» dans l'administration.

«Depuis longtemps, il y a eu trop de secret dans cette ville» de Washington, la capitale fédérale, a dit M. Obama dans un discours prononcé devant les membres de son administration à l'Executive Office Building, à deux pas de la Maison-Blanche.

«Les vieilles règles affirmaient que s'il y avait des arguments défendables pour ne pas révéler quelque chose aux Américains, eh bien cela ne devait pas être révélé,» a souligné le président Obama.

«Cette ère est maintenant révolue,» a-t-il promis.

«Je me conformerai moi-même, en tant que président, à une nouvelle norme de transparence,» a ajouté M. Obama, qui a aussi annoncé que les salaires de ses principaux collaborateurs seraient gelés. Selon la Maison-Blanche, ils seront plafonnés à 100 000 dollars.

«En cette période de difficultés économiques, les familles américaines sont obligées de se serrer la ceinture, et c'est aussi ce que Washington devrait faire», a-t-il expliqué.

«C'est pourquoi je mets en place un gel des salaires de mes principaux collaborateurs à la Maison-Blanche», a-t-il poursuivi.

«Certains dans cette pièce seront concernés par ce gel de salaire, et je veux que vous sachiez que j'apprécie votre bonne volonté», a-t-il dit à leur adresse.

M. Obama a expliqué que si lui-même ou un ancien président souhaitait garder secrètes certaines informations, il devraient consulter le ministre de la Justice et le conseiller juridique du président pour vérifier si la loi le permet.

«L'information ne sera plus retenue juste parce que j'en décide ainsi, elle le sera parce qu'une autorité séparée considère que ma requête est constitutionnellement fondée», a-t-il dit.

L'administration Bush a été critiquée à de nombreuses reprises pour avoir maintenu secrètes des informations qui n'auraient pas dû l'être.




Le siège du Wall Street Journal partiellement évacué à New York

21 01 2009

( Associated Press - New York ) - La police new-yorkaise a fait évacuer deux étages du siège du Wall Street Journal après la découverte d'une poudre blanche suspecte dans plusieurs enveloppes décachetées.

Au moins quatre enveloppes ont été ouvertes mercredi au service du courrier du journal, selon la police. Le quotidien a précisé qu'il avait reçu plus d'une dizaine d'enveloppes contenant la substance.

Il souligne sur son site web que le courrier a été adressé à plusieurs cadres de la publication. Knoxville (Tennessee) était mentionné dans l'adresse de l'expéditeur.

La poudre est en cours d'analyse, et les personnes entrées en contact avec la substance ont été isolées.




Journal de Montréal
Impasse dans les négociations

21 01 2009

Le syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM) et l'employeur ont constaté ce lundi « l'impasse totale » des négociations.

Le président du STIJM, Raynald Leblanc, convoque ses membres en assemblée générale mercredi, à midi, pour faire le point sur la négociation. En raison de la tenue de l'assemblée générale, le syndicat a donc temporairement suspendu les pourparlers avec l'employeur.

Les syndiqués s'attendent à ce que leur patron les mette en lock-out dès dimanche.

Les deux parties avaient amorcé une période de négociations intensive le 6 décembre dernier. En effet, la convention collective des 260 syndiqués a expiré le 31 décembre dernier.

Le 30 décembre dernier, une entente avait été conclue entre le syndicat et le Journal pour reprendre les discussions dès le 6 janvier en présence du conciliateur Pierre-Marc Bédard. M. Bédard avait été nommé par le ministère du Travail à la demande du STIJM.

Les deux parties avaient convenu d'une trêve et d'un embargo jusqu'au 23 janvier. Les parties s'engageaient à ne pas utiliser de moyens de pression et à ne pas décréter de lock-out.

À l'interne, on confiait n'avoir plus d'espoir quant à la possibilité d'un règlement avant vendredi.

L'ombre d'un scénario à la Journal de Québec plane dans l'esprit des travailleurs. Le quotidien s'est retrouvé en lock-out 16 mois en 2007-08.

Le conflit s'est soldé à l'avantage de l'employeur, selon le spécialiste en droit du travail de l'Université Laval Alain Barré. Aux yeux de ce dernier, Quebecor aurait plus de facilité à contourner le régime antibriseur de grève à Montréal grâce à son quotidien gratuit 24 heures.

Le 15 décembre dernier, Quebecor Média a été blâmé par la Commission des relations du travail du Québec pour avoir employé des briseurs de grève pour publier le Journal de Québec durant le lock-out de ses employés. Quebecor a contesté la décision en Cour supérieure, le 7 janvier.

Les syndiqués sont inquiets. Les journalistes sportifs couvrant le hockey n'ont pas reçu leur accréditation pour le Match des étoiles, dimanche à Montréal. L'employeur a démenti ces affirmations.

Le fonds de grève des syndiqués doit leur permettre de recevoir 76,2 % de leur salaire de base, y compris les primes, pendant au moins deux ans, a précisé le président du STIJM, Raynald Leblanc.

Si un lock-out ou une grève était déclenché, ce serait le premier arrêt de travail depuis la naissance du quotidien en 1964.

Du côté de l'employeur, la vice-présidente aux affaires publiques de Quebecor média, Isabelle Dessureault, s'est dite mardi « extrêmement surprise » de recevoir un appel du Devoir au sujet de la suspension des négociations. Elle y a vu une potentielle violation des conditions de l'entente de début décembre.

« Nous, on se sent toujours liés par l'entente et nous ne ferons aucune déclaration. » L'assemblée des membres du STIJM pourrait bien décider de la façon de « mettre fin à l'impasse » aujourd'hui, a-t-elle dit. « Nous étions encore à la table hier! »

À la question « Est-ce qu'un lock-out se prépare au Journal de Montréal? », Mme Dessureault a répondu que « toute entreprise responsable a un plan de contingence et se prépare à toute éventualité ».

La direction du Journal de Montréal a convoqué tous les cadres à une réunion de dernière minute, hier après-midi, dans le bureau du rédacteur en chef.

Les deux parties ayant convenu de ne pas faire de déclarations publiques avant le 23 janvier, Isabelle Dessureault n'a pas voulu faire de commentaire sur cette réunion.

Interrogée par La Presse sur les embauches faites au quotidien gratuit 24 heures, Mme Dessureault - qui n'a pas voulu en préciser le nombre - a dit qu'elles avaient été faites dans la foulée de la création du site Internet, l'automne dernier.

Les demandes de Quebecor portent sur 233 points et impliqueraient un plan que le syndicat qualifie de « convergence illimitée ». Les textes du 24 heures, du magazine 7 jours, du site Internet Canoë, du Journal de Montréal et du Journal de Québec pourraient alors circuler dans tout le réseau. Une telle pratique réduirait le nombre de journalistes requis.

Quebecor réclame aussi la possibilité d'utiliser la sous-traitance pour les employés de bureau et des petites annonces. Une telle mesure entraînerait 87 licenciements à court terme.

Par ailleurs, l'employeur souhaite augmenter le nombre d'heures de travail de 30 à 37,5 heures par semaine et supprimer la semaine de quatre jours pour tout nouvel employé.

Le Journal de Montréal n'est pourtant pas en mauvaise posture financière, argue le syndicat. Ce dernier estime que l'entreprise a dégagé des profits de quelque 50 millions en 2008, pour un chiffre d'affaires de 200 millions.

Dans ce contexte, « pourquoi recourir à la sous-traitance? Pourquoi diminuer la qualité rédactionnelle? », s'interrogeait mardi Louis-Serge Houle, responsable des communications à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

M. Houle soutient que, depuis l'arrivée de Pierre Karl Péladeau, il y a 13 ans, à la tête de l'entreprise fondée par son père Pierre, 12 lock-out ont été décrétés. « Ce n'est pas ainsi que Péladeau père a construit son journal », a lancé M. Houle.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne, Le Devoir et La Presse Affaires )

**** ( Marcel Charland - Blogue-Média ) - D'après ce que le Blogue-Média a appris il y a quelques minutes et contre toute attente, la direction du Journal de Montréal aurait décrété un lock-out ce midi, une tactique bien représentative de la façon de gérer du président de Quebecor, Pierre Karl Péladeau.

Aucune confirmation ne nous est encore parvenue à ce sujet.




Lock-out au Journal de Montréal ?

21 01 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) Il semble bien que plus rien ne va entre les dirigeants et les syndiqués au Journal de Montréal, une situation qui rappellera de bien mauvais souvenirs aux employés du Journal de Québec.

La direction du quotidien montréalais aurait décrété ce matin un lock-out face à l'impasse dans les négociations.

La nouvelle reste à être confirmée.




Obama multiplie les appels aux dirigeants du Proche-Orient

21 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président américain Barack Obama a appelé plusieurs dirigeants du Proche-Orient mercredi, sa première journée de travail, contactant les plus hauts responsables en Israël, Egypte et Jordanie ainsi que ceux de l'Autorité palestinienne, a indiqué la Maison Blanche.




Obama multiplie les appels aux dirigeants du Proche-Orient

21 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président américain Barack Obama a appelé plusieurs dirigeants du Proche-Orient mercredi, sa première journée de travail, contactant les plus hauts responsables en Israël, Egypte et Jordanie ainsi que ceux de l'Autorité palestinienne, a indiqué la Maison Blanche.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

21 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le mercredi 21 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux avec percées de soleil. Faible neige intermittente débutant cet après-midi. Vents du sud-ouest de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 14.

Ce soir et cette nuit:

Neige intermittente. Accumulation de 2 cm. Températures à la hausse pour atteindre moins 10 au cours de la nuit.

Jeudi:

Neige intermittente cessant en après-midi. Dégagement par la suite. Accumulation de 2 à 4 cm. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers en soirée. Maximum moins 6.

Vendredi:

Neige intermittente. Minimum moins 22. Maximum moins 10.

Samedi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 10. Maximum moins 10.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 20.




Obama rend les Américains optimistes

21 01 2009

( Associated Press - Washington ) - Plus de la moitié des Américains (53%) se déclarent plus optimistes sur l'avenir des Etats-Unis maintenant que Barack Obama dirige le pays, selon un sondage Knowledge Networks pour l'Associated Press publié mercredi. Seules 15% des personnes interrogées se disent plus pessimistes.

D'après ce sondage, l'opposition est partagée: 30% des républicains nourrissent plus d'espoir avec le président démocrate qu'avec son prédécesseur George W. Bush, et 29% se sentent au contraire plus pessimistes.

Cette enquête a été réalisée jeudi sur Internet auprès d'un échantillon de 835 adultes; marge d'erreur de plus ou moins 3,4 points de pourcentage.




Terrorisme : Le procès d'Omar Khadr ajourné

21 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le procès du Canadien Omar Khadr a été suspendu mercredi à la suite de la décision du nouveau président Barack Obama d'interrompre pour 120 jours toutes les procédures judiciaires à la prison de Guantanamo Bay, à Cuba.

Cette décision présidentielle est salutaire pour Omar Khadr, 22 ans, qui doit répondre à des accusations de crime de guerre devant un tribunal militaire américain qui tenait des audiences préliminaires dans cette affaire depuis lundi.

Mercredi, l'avocat militaire d'Omar Khadr, le lieutenant commandant Bill Kuebler, a par conséquent accepté mercredi un ajournement des procédures intentées contre son client, accusé d'avoir tué un soldat américain en 2002, lors de combats en Afghanistan.

Il aurait préféré la fermeture complète de la prison et le retrait des accusations contre son client, mais il croit que cette décision est un pas dans la bonne direction.

Une décision attendue

Le nouveau président des États-Unis, Barack Obama, a ordonné mardi aux procureurs des tribunaux d'exception de Guantanamo l'arrêt des procédures pendant 120 jours, selon une motion distribuée à la presse mardi soir.

« Dans l'intérêt de la justice et à la demande du président des États-Unis et du secrétaire à la Défense Robert Gates, le gouvernement requiert, respectueusement, que les commissions militaires autorisent une des procédures dans les cas suivants jusqu'au 20 mai », peut-on lire dans le texte qui sera présenté mercredi à deux juges.

Le premier juge, Stephen Henley, est responsable des cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du 11 septembre. Le second, Patrick Parrish, examine le cas d'Omar Khadr, ce Canadien arrêté à 15 ans en Afghanistan pour le meurtre d'un militaire américain.Le président Obama a promis que la fermeture de la prison de Guantanamo serait une de ses premières actions une fois à la Maison-Blanche.

Il a donc décidé de commencer par suspendre le système judiciaire mis en place en 2006 par l'administration Bush pour juger les détenus de Guantanamo poursuivis pour crimes de guerre.




Trois-Rivières lance un cri d'alarme à Québec

21 01 2009

( Martin Francoeur - Le Nouvelliste ) - (Trois-Rivières) - La Ville de Trois-Rivières a décidé d'intervenir de façon officielle auprès du gouvernement du Québec pour demander une aide financière d'urgence afin de sauver Récupération Mauricie et son centre de tri. Lundi soir, le conseil municipal a unanimement adopté une résolution d'urgence pour demander l'aide nécessaire.

La résolution, proposée par le conseiller du district de Sainte-Marguerite, Pierre A. Dupont, et appuyée par son collègue du district du Sanctuaire, Denis Beaulieu, demande expressément au «gouvernement du Québec d'intervenir immédiatement pour aider financièrement Récupération Mauricie [...] à traverser la crise financière actuelle et ainsi maintenir la collecte sélective et préserver les nombreux emplois directs et indirects qui y sont associés».

Cette démarche est apparue aux affaires nouvelles de l'assemblée et ne figurait pas initialement à l'ordre du jour. Il semble que les élus trifluviens soient suffisamment préoccupés par la situation pour demander une aide d'urgence.

Le préambule de la résolution mentionne que la crise financière actuelle qui sévit dans le domaine de la vente des matières recyclées met en péril la survie des centres de tri au Québec, dont celui de Récupération Mauricie, qui emploie plus de 70 personnes. On évoque également que de nombreux emplois indirects sont associés aux opérations de Récupération Mauricie et à la collecte sélective, tels que les employés affectés à la collecte et au transport des matières recyclables, le personnel des entreprises qui fabriquent, vendent et entretiennent les bacs et conteneurs de recyclage, les techniciens à l'emploi des entreprises attitrées à l'entretien des équipements du centre de tri, ainsi que les camionneurs qui prennent en charge le transport des matières triées.

Les élus trifluviens considèrent que si le centre de tri de Récupération Mauricie devait fermer et que la collecte sélective devait cesser, il en résulterait d'importants impacts économiques pour la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie et, par ricochet, pour les municipalités de la Mauricie.

La RGMRM pourrait en effet perdre près de 1 million $ sur le remboursement de matières triées mais non mises en marché. Elle perdrait aussi des revenus de loyer annuel pour la bâtisse du centre de tri, ce qui freine le remboursement de l'emprunt ayant servi à sa construction. De plus, les municipalités de la Mauricie ayant adopté une réglementation pour assurer la collective sélective chez les industries, commerces et institutions, la Régie devrait assumer les coûts pour retirer les conteneurs mis en place à cet effet pour des raisons de sécurité et de salubrité. Le retrait des conteneurs de cette collective sélective priverait la Régie des revenus de location servant à assumer leur coût d'achat. Enfin, si les matières recyclables provenant de la collective sélective devaient être détournées vers l'enfouissement, les municipalités de la Mauricie devraient alors assumer l'excédent de coûts d'élimination ainsi que la redevance gouvernementale applicable.

La résolution rappelle que le monde municipal a réalisé des investissements importants pour mettre en place la collecte sélective en Mauricie et stimuler la participation des citoyens afin d'atteindre les objectifs de mise en valeur des matières résiduelles fixés par le gouvernement du Québec.

À ce propos, le maire Yves Lévesque a indiqué qu'il serait catastrophique de devoir renoncer à la collecte sélective. Interrogé par un citoyen qui lui demandait si Trois-Rivières allait continuer à maintenir la collecte sélective avec les deux bacs roulants distincts, il s'est empressé de répondre par l'affirmative. «Les citoyens doivent maintenir leur pratique. Ce serait une erreur monumentale de reculer alors que de plus en plus, les mentalités ont évolué en fonction de la nécessité de récupérer», a-t-il conclu.




Ericsson annonce 5000 suppressions d'emplois, qu'en est-il du Québec?

21 01 2009

( Par Louis-Pierre Côté - ARGENT ) - L’équipementier des télécoms Ericsson a annoncé mercredi la suppression de 5000 emplois, notamment par la consolidation de ses centres de recherche, mais on ignore si les installations du Québec seront touchées.

Tout en relevant ses objectifs de réductions de coûts, Ericsson a indiqué qu’elle accroissait les synergies entre ses différentes technologies et tirait partie des occasions que présente la transformation des produits en technologie sous protocole Internet. Certaines activités seront aussi relocalisées dans des pays à faibles coûts de production.

«Les diminutions de coûts seront atteintes en réduisant le nombre de consultants et autres employés temporaires, en consolidant les centres de recherche et développement et en faisant des mises à pied», écrit la compagnie mercredi.

Ericsson indique que 5000 emplois seront supprimés, dont environ 1000 en Suède, principalement à Stockholm où se trouve le siège social de la compagnie.

Aucune autre précision n'est apportée quand aux suppressions d'emplois ailleurs dans le monde.

Au Québec, à ses installations de recherche situées sur le boulevard Décarie à Montréal, Ericsson employait 1500 personnes en 2006.

La compagnie a fait cette annonce en même temps qu’elle rendait public ses résultats du quatrième trimestre, qui ont surpassé les attentes des analystes.

Le bénéfice d’exploitation s’est élevé à 9,2 milliards de couronnes suédoises (1,1G$ US) au quatrième trimestre, en excluant des coûts de restructuration de 3,0 milliards de couronnes et une plus-value financière de 0,8 milliard.

Au quatrième trimestre 2008, la société de télécoms avait engrangé des profits de 7,6 milliards de couronnes.




Facultés affaiblies
Le député Blanchet sera accusé

21 01 2009

( Mathieu Boivin - Le Journal de Montréal ) - Le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet, sera finalement accusé de s'être trouvé à bord de son auto avec les facultés affaiblies. Il est passible d'une peine maximale de cinq ans de prison.

M. Blanchet, qui avait été arrêté par les policiers de la Sûreté du Québec vers 3h20, le 4 décembre, devra se présenter au palais de justice de Drummondville le 6 février pour faire face à deux chefs d'accusation en vertu du Code criminel et pénal.

Le premier chef lui reproche d'avoir eu la garde ou le contrôle d'un véhicule alors qu'il avait les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue, tandis que le second précise que l'infraction découle d'une alcoolémie de plus de 80 mg d'alcool par 100 ml de sang.

S'il est trouvé coupable, M. Blanchet, 43 ans, serait frappé d'une amende de 1 000 $. Une peine d'emprisonnement, d'un maximum de cinq ans, est laissée à la discrétion du juge.

Véhicule pas en marche

Lors de son arrestation, en pleine campagne électorale, l'ancien gérant du chanteur Éric Lapointe et ex-président de l'ADISQ avait soutenu qu'il ne se trouvait dans sa voiture que pour prendre ses courriels et quelques effects personnels, et qu'il allait rentrer chez lui à pied.

M. Blanchet avait fait valoir que son véhicule n'était pas en marche au moment de son arrestation, assurant qu'il plaiderait non coupable si des accusations devaient être déposées.

Pour sa part, la Sûreté du Québec affirmait que le moteur de la voiture était en marche au moment de l'arrestation. Le corps policier avait procédé à la vérification du véhicule parce qu'il était stationné dans un endroit interdit.

À l'époque, la chef péquiste Pauline Marois avait laissé entendre que son candidat avait été «piégé» par des adversaires qui auraient malicieusement laissé filtrer l'information de son arrestation aux médias.




Une 15e «balloune»

21 01 2009

( Cédric Bélanger - Le Journal de Québec ) - Si la conduite en état d'ébriété était une discipline olympique, un sexagénaire de Québec aurait place sur l'équipe canadienne en vertu de sa quinzième arrestation survenue, hier midi, dans le secteur Quatre-Bourgeois et Henri-IV.

L'homme de 61 ans, non satisfait de ce triste record, a poussé l'inconscience jusqu'à s'en prendre verbalement et physiquement aux policiers qui l'ont intercepté.

L'individu, auquel il devient difficile d'accoler une épithète qualifiant avec justesse son haut degré d'irresponsabilité, a attiré l'attention par sa conduite erratique. Il comparaîtra, aujourd'hui, au Palais de justice de Québec.




Première journée fort chargée pour le nouveau président américain

21 01 2009

( LCN avec La Presse Canadienne ) - Même s'il a longuement fait la fête hier soir, la première journée sera chargée pour le nouveau président américain, Barack Obama.

Il recevra dès aujourd'hui les plus hauts responsables du département de la Défense et de l'armée pour discuter d'une possible accélération du retrait d'Irak.

Barack Obama, qui s'est engagé à achever ce retrait en 16 mois, devrait aussi aborder l'envoi de renforts en Afghanistan avec une délégation du Pentagone.

Les experts exposeront alors au président les différents modes de retrait et leurs risques respectifs.

Washington et Bagdad ont récemment conclu une entente qui fixe la limite de la présence militaire américaine à la fin 2011.




Caisse de dépôt
Environ 30 milliards de pertes

21 01 2009

( TVA/Québec par Robert Plouffe - LCN ) - La Caisse de dépôt et placement du Québec aurait enregistré une perte d'environ 30 milliards de dollars seulement l'an dernier.

C'est ce qu'a appris la chaîne financière Argent qui a mis la main sur un document confidentiel du RREGOP, le Régime de retraite des employés de l'État, une composante de la Caisse.

D'après ce document provisoire, les pertes frôlent les 9 milliards de dollars; soit un rendement de moins 20 %.

En supposant que le rendement est le même pour les autres composantes de la caisse, le total des pertes serait de plus de 30 milliards de dollars.

Le gouvernement Charest demande d'attendre les résultats officiels, à la fin février, avant de tirer des conclusions.




Barack Obama passe à l'action

21 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama s'apprête mercredi à entrer dans le concret de la présidence, au lendemain d'une investiture historique, en convoquant conseillers économiques et principaux responsables militaires, à l'heure où le pays est confronté à deux guerres et une crise économique majeur.

Il n'avait pas attendu la fin de sa première journée en tant que 44e président des Etats-Unis pour passer à l'action, sa première décision visant la prison de Guantanamo, symbole des excès de la présidence Bush qu'il a promis de fermer dès que possible.

Porté par une énorme liesse populaire, Barack Obama, 47 ans, premier président noir des Etats-Unis, avait pris possession mardi de la Maison Blanche, saluant le triomphe de «l'espoir» sur «la peur».

Parmi ses promesses de campagne, il avait annoncé que la fermeture de la prison de Guantanamo, à Cuba, serait l'une de ses toutes premières décisions.

Avant même de donner l'ordre de fermeture, il a choisi de suspendre pendant 120 jours les procédures judiciaires d'exception devant les tribunaux de Guantanamo, portant un premier coup à ce système controversé créé en 2006 par l'administration de George W. Bush pour juger les suspects de terrorisme.

Cette décision a été saluée mercredi par l'Union européenne, qui a estimé qu'il s'agissait d'«un symbole très fort» mettant fin à un «triste épisode».

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a jugé qu'il s'agissait d'un «pas dans la bonne direction», tout en appelant le nouveau président à abandonner définitivement les procédures en cours.

Mercredi matin, quelques heures seulement après avoir achevé en compagnie de son épouse Michelle la tournée des bals en son honneur, M. Obama devait assister à une traditionnelle prière en la cathédrale de Washington, puis rejoindre le Bureau ovale pour ses premiers rendez-vous de travail.

Parmi les premiers attendus à la Maison Blanche, les conseillers économiques et les responsables militaires du pays. Car deux tâches majeures attendent Barack Obama: trouver des réponses à la crise économique et désengager les soldats américains d'Irak pour concentrer la lutte antiterroriste sur le front afghan.

Tout au long de la journée de mardi, une ferveur populaire sans précédent et les félicitations des dirigeants du monde entier avaient porté le jeune président démocrate jusqu'à la Maison Blanche, accompagné de son épouse et de leurs deux filles, Sasha et Malia.

Plus de deux millions de personnes, souvent très émues, ont assisté à la sa prestation de serment sur le Mall, l'immense esplanade du coeur de Washington.

Comme le veut la tradition, le président a levé la main droite et posé la gauche sur la Bible d'Abraham Lincoln, son modèle en politique.

Dans son discours d'investiture, M. Obama a félicité ses compatriotes d'avoir «préféré l'espoir à la peur» en l'élisant président.

A l'adresse du monde, il a assuré que les Etats-Unis étaient «prêts à nouveau à jouer (leur) rôle dirigeant».

Dans la foule, l'émotion était particulièrement forte chez les nombreux Américains d'origine africaine venus acclamer leur héros malgré des températures négatives.

Barack Obama, fils d'un Kényan venu étudier aux Etats-Unis et d'une mère blanche du Kansas (centre), a évoqué la question raciale en soulignant qu'il y a moins de 60 ans, son père «n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier», alors que lui-même pouvait aujourd'hui «prêter le serment le plus sacré».

Face à la menace du terrorisme, il a prévenu les extrémistes du monde entier qu'ils ne réussiraient pas à affaiblir les Etats-Unis. «Nous vous vaincrons», a-t-il lancé. Il a promis que les troupes américaines allaient «commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable», près de six ans après l'invasion de ce pays sur ordre de M. Bush.

Il a proposé au monde musulman «une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels».

A propos de la récession qui frappe les Etats-Unis, M. Obama a estimé que l'économie américaine, «gravement affaiblie», avait été victime de «la cupidité et de l'irresponsabilité de certains».

Prenant le contre-pied de la politique de l'administration sortante, il a assuré que les Etats-Unis travailleraient «inlassablement» pour «faire reculer le spectre du réchauffement de la planète».




Red Bull Crashed Ice
Les derniers préparatifs vont bon train

21 01 2009

( Karine Champagne - LCN ) - Plus que deux jours avant le début des festivités du Red Bull Crasehd Ice, à Québec.

Une centaine de travailleurs s'affairent à exécuter les travaux sur le site.

Un radar doit notamment être installé pour mesurer la vitesse des participants.

Certains filent jusqu'à 45 kilomètres/heure.

L'organisation assure que tout sera prêt pour les qualifications, qui auront lieu vendredi.

Depuis le 2 janvier, les équipes sont sur le terrain pour organiser la piste. Les qualifications auront lieu vendredi et la finale se tiendra samedi.

Nouveauté cette année: les femmes font leur entrée dans la compétition.




L'état de santé du comédien Michel-André Cardin ne suscite aucun espoir

21 01 2009

( LCN avec La Presse Canadienne ) - Le comédien Michel-André Cardin ne se sortira pas du coma dans lequel il se trouve depuis un accident de parapente survenu au Brésil à la mi-décembre, selon des proches cités par le quotidien La Tribune.

Au bureau de son frère aîné, le député fédéral Serge Cardin, l'agente de communication, Sylvie Proulx, a indiqué au journal que l'état du Sherbrookois est stable, mais que les dommages sont assez graves pour que les spécialistes affirment que le combat est vain.

Son système immunitaire serait à plat et ce serait terminé pour lui, a ajouté Mme Proulx.

Elle a précisé que les neurologues sont unanimes pour dire que, même s'il reprenait conscience, les lésions à son cerveau seraient trop importantes pour qu'il puisse récupérer.

Âgé de 45 ans, Michel-André Cardin profitait de son voyage de noces à Rio de Janeiro, 10 jours après avoir épousé une citoyenne brésilienne, quand il a subi ce sévère traumatisme crânien, à quelques jours de Noël.

Transporté en avion-ambulance, celui qui incarnait le conjoint d'Isabel Richer dans la série «Les Soeurs Elliot» se trouve depuis dans un état critique au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.




Mère martyrisée
Le Tribunal ordonne à son fils de cesser ses sévices

21 01 2009

( Vincent Larouche - Le Journal de Montréal ) - Dans un jugement peu commun, le Tribunal des droits de la personne vient d'ordonner à un électricien lavallois de cesser immédiatement de martyriser sa pauvre mère cancéreuse de 81 ans, avec qui il pourra toutefois continuer de cohabiter.

Du même souffle, le juge Pierre E. Audet a ordonné au Centre de santé et de services sociaux de Laval de fournir des soins à domicile à la dame. Il ordonne finalement à la police de Laval d'assurer sa sécurité en répondant d'urgence à tout signalement la concernant.

Selon l'enquête de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, l'octogénaire se serait plainte des pires sévices aux mains de son fils de 52 ans, Dany Rapezkyj.

Veuve depuis huit ans et affligée d'un cancer de l'estomac, elle aurait dit souffrir de violence physique et psychologique depuis le tournant des années 2000, après la perte de son mari.

Thé bouillant

Son fils, qui habite avec elle une maison du secteur Duvernay, serait tellement violent avec elle qu'elle devait parfois se réfugier à l'urgence de l'hôpital pour y être en sécurité.

Il était au chômage et lui réclamait sans cesse de l'argent, dit-elle. «Tu as besoin de me trouver 200 dollars sinon je ne sais pas ce que je vais faire avec toi», aurait-il crié.

Il aurait notamment lancé des tasses de thé bouillant sur elle, en plus de lui asséner de violentes poussées qui la faisaient tomber ainsi que des coups de pieds.

Le personnel du CSSS de Laval remarque qu'elle a souffert d'un traumatisme crânien, d'yeux au beurre noir et d'ecchymoses multiples.

«Méchant»

Même si elle se disait terrorisée par son fils qui était «méchant» avec elle, elle offrait souvent des explications pour ses blessures.

Condamné au criminel à deux ans de probation pour voies de fait en 2007, Dany Rapezkyj a de nouveau reconnu une partie des faits devant le Tribunal des droits de la personne. Rencontré par le Journal à son domicile hier, alors que sa mère restait cachée à l'arrière, il était réticent à aborder la question.

«Je m'occupe de ma mère, je prends soin d'elle, je l'aime, mais malgré ça, tout le monde est sur mon dos. J'aime mieux me dire coupable que de payer une fortune en frais d'avocat pour prouver mon innocence», dit-il.

Comme sa mère ne s'oppose pas à sa présence, le juge a estimé que M. Rapezkyj pourrait continuer à vivre dans la demeure familiale.




Pat Burns
L'ancien entraîneur combat à nouveau le cancer

21 01 2009

( La Presse Canadienne ) — L'ancien entraîneur-chef de la Ligue nationale de hockey, Pat Burns, est de nouveau plongé dans une lutte contre le cancer.

La Presse rapporte mercredi que M.Burns, âgé de 56 ans, a appris la mauvaise nouvelle à son retour du Championnat du monde de hockey, qui a pris fin au début du mois.

Cette troisième manifestation de la maladie a même ruiné ses plans d'un retour prochain dans la Ligue nationale.

Contrairement à ses deux premiers épisodes de lutte contre le cancer, Pat Burns a cette fois choisi de ne pas subir de chimiothérapie. Il n'a pas précisé à quel type de traitement médical il est soumis.

Entre-temps, il poursuit ses activités quotidiennes. En outre, il est dépisteur pour les Devils du New Jersey et collaborateur radiophonique à la station CKAC, à Montréal. Cependant, il ne sera pas présent en fin de semaine à Montréal pour la présentation du match des étoiles.

Pat Burns, qui est natif de Montréal, a été entraîneur-chef pendant 14 saisons dans la Ligue nationale. Il est le seul de l'histoire de la ligue à revendiquer trois titres d'entraîneur de l'année avec trois équipes différentes: le Canadien de Montréal, les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston.

En 2003, il a conduit les Devils à la conquête de la Coupe Stanley.




Israêl a achevé le retrait de ses troupes de Gaza

21 01 2009

( Agence France Presse - GAZA ) - Le dernier soldat israélien a quitté mercredi la bande de Gaza, quatre jours après la fin d'une guerre de 22 jours qui a coûté la vie à plus de 1.300 Palestiniens et causé une énorme dévastation.

Le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle Gaza, a pris acte du retrait israélien tout en exigeant la levée du blocus imposé au territoire avant d'accepter une éventuelle trêve formelle consolidant le cessez-le-feu que les belligérants avaient décrété dimanche chacun de leur côté.

"Le dernier soldat a quitté la bande de Gaza ce matin, mais l'armée reste déployée à la lisière pour faire face à toute éventualité", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'armée.

A Gaza, le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé à l'AFP que ce retrait "ne suffit pas et ne résout pas la crise. Nous exigeons la levée totale du blocus et la réouverture de tous les points de passage pour que notre peuple puisse vivre en paix et en sécurité".

"Nous avons dès le début dit clairement que la fin de l'agression, la levée du blocus et la réouverture des passages doivent précéder toute discussion sur les autres sujets, y compris une trêve", a-t-il ajouté.

Les tractations en vue d'une trêve sont menées par l'entremise de l'Egypte qui doit accueillir des représentants d'Israël et du Hamas dans les prochains jours.

L'offensive israélienne avait été déclenchée par Israël le 27 décembre après le refus du Hamas de reconduire une précédente trêve de six mois ayant expiré le 19 décembre, accusant l'Etat hébreu de s'être dérobé à des engagements de lever le blocus.

Alors que l'armée annonçait son retrait, des témoins palestiniens ont affirmé que des navires de guerre israéliens avaient tiré des obus sur la zone littorale du nord territoire sans faire état de blessé.

Le Hamas, qui s'efforce d'afficher son autorité depuis la fin des combats le 17 janvier, a invité tous ses fonctionnaires à rejoindre leur lieu de travail. Le principal complexe abritant les "ministères" du Hamas a été détruit dans l'offensive contre l'enclave palestinienne pauvre et surpeuplée où plus de 20.000 maisons ont été endommagées ou détruites, selon le mouvement islamiste.

L'offensive a coûté la vie à au moins 1.315 Palestiniens et blessé plus de 5.300, selon les services d'urgence de Gaza.

Côté israélien, dix militaires et trois civils ont péri.

Le quotidien israélien Haaretz a indiqué que l'armée israélienne enquêtait sur une éventuelle utilisation fautive par ses soldats d'obus au phosphore à Gaza, notamment sur un tir par une unité de parachutistes d'une vingtaine de ces obus dans une zone peuplée dans le nord du territoire.

Les Palestiniens et plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont accusé Israël d'avoir pendant le conflit, utilisé des obus au phosphore qui causent des brûlures très graves.

Une source militaire a en outre indiqué qu'Israël interdisait la publication de l'identité des chefs d'unités engagés dans l'offensive à Gaza de crainte qu'ils soient poursuivis pour "crime de guerre", après des témoignages sur des "atrocités" commises sur des civils.

L'ONU s'apprête à désigner une personnalité pour diriger une "mission d'établissement des faits" sur les violations des droits de l'homme commises à Gaza.

Par ailleurs, le vice-Premier ministre Haïm Ramon a affirmé que son pays ne s'attendait pas à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l'administration du nouveau président Barack Obama, alors que de nombreux dirigeants, notamment dans le monde arabe, y voyaient une nouvelle chance pour la paix dans la région.




Guantanamo: l'UE se ''réjouit'' qu'Obama tourne la page ''d'un triste épisode''

21 01 2009

( Agence France Presse - BRUXELLES ) - Le commissaire européen à la Justice Jacques Barrot a salué mercredi comme "un symbole très fort" la suspension par le nouveau président américain Barack Obama des procédures d'exception à Guantanamo, jugeant que la page d'un "triste épisode" était ainsi tournée.

"Je me réjouis très vivement qu'une des premières actions du président Obama ait été de tourner la page de ce triste épisode de la prison de Guantanamo", a-t-il dit dans un communiqué.

"Comme commissaire européen à la Justice, c'est pour moi un symbole très fort. Dans un Etat de droit, chaque personne doit bénéficier des droits de la défense", a-t-il ajouté.

"La lumière pourra maintenant être très rapidement faite sur la situation des prisonniers de Guantanamo" qui "doivent faire l'objet de procédures juridiques équitables pour obtenir enfin la vérité sur leurs agissements", a-t-il souligné.

M. Barrot a réaffirmé que la lutte contre le terrorisme "doit demeurer une priorité majeure pour les Etats-Unis, comme pour l'Europe (...) mais toujours dans le respect absolu des droits de l'Homme".

Le commissaire doit se rendre prochainement aux Etats-Unis, accompagné du ministre tchèque de l'Intérieur Ivan Langer, dont le pays préside l'UE, pour discuter de ce dossier avec la nouvelle administration américaine.

Tout juste investi, Barack Obama a demandé mardi la suspension des procédures judiciaires devant les tribunaux d'exception de Guantanamo pendant 120 jours.

L'administration de son prédécesseur, George W. Bush, avait créé en 2006 ce système judiciaire d'exception pour juger les détenus de la prison. 21 prisonniers y sont actuellement inculpés parmi lesquels 14 ont été renvoyés devant un juge, sur 245 prisonniers environ, selon le Pentagone.

Le président Obama a promis que la fermeture de la prison serait une de ses premières décisions après sa prise de fonctions. Ce qui pose la question du sort des détenus.

Les Européens se montrent très prudents jusqu'ici sur l'hypothèse d'accueillir des prisonniers.

L'idée a été relancée début décembre par le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado, qui a fait savoir que son pays était prêt à en recevoir.

Les gouvernements allemand et espagnol se sont aussi dit prêts à étudier la question, tandis que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s'est dit favorable à un éventuel accueil "au cas par cas".

Mais d'autres, comme la Suède, le Danemark ou les Pays-bas ont catégoriquement refusé. Beaucoup estiment que les Etats-Unis ont créé le problème et doivent à présent le régler.

Ce sujet doit être abordé lundi par les ministres des Affaires étrangères de l'UE lors d'une réunion à Bruxelles. La Commission a refusé de prendre position sur la question mercredi, faisant valoir qu'elle était "du ressort des Etats" de l'UE.




Jean-Yves Roberge
5 ans de pénitencier pour ses «examens de propreté»

21 01 2009

( Éric Thibault - Le Journal de Québec ) - Jean-Yves Roberge, de Québec, a été condamné à cinq ans de pénitencier, hier, pour avoir abusé sexuellement de deux fillettes en les soumettant à des «examens de propreté» et en violant leur mère sous leurs yeux.

Le juge Michel Babin a insisté sur le «climat de terreur» qu'a fait régner l'homme de 59 ans pendant qu'il a partagé le même toit que ses trois victimes, à la fin des années 70 et au début des années 80.

En outre, les deux filles de son ancienne compagne devaient se soumettre à ce que le juge a qualifié d'«examens de propreté»; au sortir du bain, l'accusé insérait un doigt dans les parties génitales des enfants (qui avaient alors quatre ou cinq ans) avant de décider si elles devaient ou non retourner se laver.

La mère des deux enfants a aussi été victime de Jean-Yves Roberge qui l'a forcée à avoir une relation sexuelle après l'avoir tabassée. Le juge a relevé que les deux fillettes avaient été les témoins malheureux de cette agression et qu'elles en ont gardé des séquelles.

À une autre occasion, l'accusé, furieux de se faire servir de la soupe qui avait refroidi, est allé chercher une arme à feu et l'a braquée sur la tempe de la femme en la menaçant de mort.

Estimant qu'il ne voyait aucun facteur pouvant militer en faveur d'une sentence plus clémente, le juge Babin s'est rendu aux arguments de la procureure de la poursuite, Me Sarah-Julie Chicoine, et a imposé la peine d'incarcération qu'elle avait requise aux dépens de cet employé d'un carrossier. Pas même le fait que les crimes commis remontent à plus de 25 ans, comme l'avait plaidé en défense Me Réjean Lavoie, qui réclamait de son côté une peine de six mois d'emprisonnement pouvant être purgés dans la collectivité.




Le président Barack Obama rentre au bureau

21 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Au lendemain de la grandiose fête qui a marqué son assermentation à titre de président des États-Unis, Barack Obama s'attellera aujourd'hui au travail dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.

Il rencontrera d'abord ses conseillers économiques, afin de discuter du nouveau plan de relance économique de 825 milliards de dollars américains soumis à l'approbation du Congrès.

Une réunion avec le secrétaire à la Défense Robert Gates et le chef d'État-major de l'armée Mike Mullen aura ensuite lieu. Il sera cette fois question de l'avenir des opérations militaires en Irak et en Afghanistan.

Lors de son discours d'acceptation, mardi, le président Obama a réitéré que les États-Unis laisseront les Irakiens gérer leur pays et qu'ils s'appliqueront à imposer une « paix bien méritée en Afghanistan ».

Au cours de la campagne, Barack Obama a répété à de multiples reprises qu'il entend retirer les troupes américaines d'Irak d'ici 16 mois, tout en renforçant l'effort de guerre en Afghanistan, qu'il considère comme l'épicentre de la lutte contre les activistes islamistes.

Le Sénat sera également au travail. Il doit tenir un vote formel sur la nomination d'Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État. Pour l'heure, six membres du cabinet Obama ont été approuvés à l'unanimité par les sénateurs.

La nomination de Mme Clinton, déjà validée par la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a été repoussée d'une journée parce qu'un sénateur républicain, John Cornyn, s'est opposé à ce que la question soit réglée par acclamation. Il dit avoir des doutes au sujet des dons effectués de l'étranger au profit de la fondation dirigée par son mari, l'ancien président américain Bill Clinton.

Mardi, la nouvelle administration américaine a ordonné le gel de toutes les réglementations en suspens héritées de l'administration Bush afin qu'elles soient réexaminées. Elle a aussi demandé une suspension de 120 jours des procédures judiciaires entreprises contre les détenus de la prison militaire de Guantanamo Bay.




Herby Moreau, analyste politique !!!

21 01 2009

( Richard Therrien - Le Soleil ) - J'avoue avoir été assez surpris de voir Herby Moreau durant l'émission spéciale sur l'assermentation de Barack Obama, hier midi à TVA. Pas que je n'aime pas le chroniqueur artistique, même que je le trouve plutôt sympathique et compétent.

Mais avec la solide équipe d'analystes qui entourait Pierre Bruneau, TVA n'avait pas besoin d'Herby Moreau. Comme il n'avait pas besoin de parler à René Angélil le soir de l'élection d'Obama. Pour le glamour? Le potinage? L'intelligence du propos suffit.D'ailleurs, je ne cesse d'être impressionné par la qualité de la couverture de TVA depuis le début de la campagne américaine. Avec Luc Lavoie, Quebecor a perdu un porte-parole exécrable mais gagné un analyste intelligent et efficace.

Radio-Canada a bien fait, mais on sentait que Céline Galipeau, qui accomplit un travail remarquable au Téléjournal de 22h, n'avait pas encore les réflexes suffisamment aiguisés pour ce type d'émission spéciale. Ça viendra. Dans les longs silences à Radio-Canada, on percevait ce manque d'expérience, l'impression de ne pas savoir quoi dire. Alors que la société d'État a mis une demi-heure à réagir au discours du nouveau président, TVA en avait déjà fait l'analyse en long et en large.

La présence de son ambiant à TVA donnait aussi beaucoup de vie et d'émotion à l'ensemble, comparativement à la couverture plus éteinte et froide de Radio-Canada. La société d'État, qui s'était fait critiquer pour avoir diffusé une reprise des Lionnes au lieu du discours de victoire d'Obama, a tenu l'antenne tout l'après-midi hier sur l'investiture, contrairement à TVA, qui a diffusé Shopping TVA et ses soaps.

Malgré le moment historique qu'on vivait, le spectacle de dimanche et l'assermentation d'hier m'ont donné certains malaises. Garth Brooks, James Taylor, les hymnes patriotiques, la longue prière avant le serment... Eh qu'on se sent loin des Américains dans ces moments-là!

Kavanagh en soldat américain sur France 3

Après Garou, qui a joué dans une comédie romantique diffusée sur TF1 la semaine dernière, Anthony Kavanagh incarnera un GI dans un téléfilm sur France 3. La nouvelle provient du magazine français V Grandes Chaînes. Le tournage débuterait bientôt. Souhaitons-lui plus de succès que Garou. Le téléfilm dans lequel il jouait aux côtés d'Ingrid Mareski, L'amour aller-retour, a été un échec en France.

Radio-Canada domine

En attendant l'arrivée de Star Académie, Radio-Canada domine dans les sondages, de façon artificielle, il faut bien le dire. Lundi, Les Parent a été regardée par 1 147 000 fidèles, L'auberge du chien noir, par 1 194 000, et Les Boys, par 1 060 000. Même Tout sur moi maintient un score légèrement plus élevé que par les années passées, avec 589 000. À TVA, seul Dr House a touché le million avec 1 042 000 téléspectateurs.




Discours d'assermentation de Barack Obama : Un message porteur d'espoir. . .

21 01 2009

( Le Journal de Québec ) - Un message porteur d’espoir, mais aussi une invitation à tous les Américains à voir les choses autrement et à s’impliquer dans le changement qu’il incarne et qu’il propose.

Voilà essentiellement ce que les étudiants réunis dans un café de l’Université Laval ont retenu du discours d’assermentation de Barack Obama.

Dans une atmosphère rappelant davantage la grand messe que le Super Bowl tant les gens étaient attentifs, mais où le «So, help me God» de nouveau président fut suivi d’une salve d’applaudissements nourris, les étudiants ont salué le discours de celui envers qui semblent se tourner tant d’espoirs.

«On va attendre de voir ce que ça donnera, mais c’est difficile de faire pire que George W. Bush. L’arrivée d’Obama à la maison blanche est exaltante», a commenté Philippe O’Brien, coiffé d’une casquette à l’effigie d’Obama.

«90% du budget roule tout seul aux États-Unis, mais il reste 10% d’un budget collossal et une majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, c’est possible de faire quelque chose et Obama semble vouloir faire des choses intéressantes», ajoute Patrick Giasson.

Américaine elle-même et professeure en relations internationales des États-Unis, Anessa Kimball voit dans le discour d’assermentation de Barack Obama un appel à l’action de la part du nouveau président. «Il a dit qu’il était temps de tourner la page sur les anciennnes façons de faire et d’envisager les choses d’une façon différente. Pour l’heure il jouit d’un capital de sympathie immense.

«Je retiens de son discour que tout est possible. Il offre au monde une autre image des États-Unis, une belle image, que du positif, estime Mariama Diallo. On constate qu’il a véritablement envie de faire les choses autrement et en s’adressant à eux, il donne à réfléchir aux jeunes qui se sentent désabusés et loin de la politique.»

«J’ai voté à partir de Québec, j’ai regardé la soirée électorale à Québec et voilà que je viens d’écouter son discours inaugural à l’Université Lava, raconte pour sa part Katharine Sickels. Tant l’élection que son discours sont inspirants.»




Le RTC pourrait revoir sa tarification

21 01 2009

( Pierre Pelchat - Le Soleil ) - (Québec) - Hausse du prix du carburant ou non, le Réseau de transport de la Capitale veut revoir sa politique de tarification en 2009. Le RTC entend évaluer les possibilités que lui offre maintenant la flexibilité de la carte à puce dont la mise en service a débuté l'an dernier.

Pour l'heure, aucune décision n'a été prise à ce sujet, a certifié, hier, au Soleil, le président du RTC, Gilles Marcotte. Il est question de faire le tour des changements qui ont été faits ailleurs avec la carte à puce et de voir si certains de ces changements à la tarification pourraient être appliqués à Québec.Avant les Fêtes, Accès transports viables avait fait quelques suggestions à la direction de la société de transport. L'organisme qui représente les usagers des transports en commun a proposé des tarifs réduits pour les personnes à faible revenu sur présentation d'une preuve de revenu. Selon Accès transports viables, la carte Opus permet d'éviter la discrimination et la stigmatisation sociale des personnes à faible revenu.

L'organisme a également suggéré d'accorder des rabais afin d'attirer de nouveaux usagers. Entre autres, un tarif réduit à l'achat de 10 billets, la gratuité pour les enfants de moins de 12 ans, des tarifs réduits les soirs et les fins de semaine. Jusqu'à maintenant, 23 000 cartes Opus ont remplacé autant de laissez-passer général.

À la fin d'avril, la carte à puce sera offerte aux 3000 aînés qui achètent régulièrement leur laissez-passer mensuel et aux 5000 à 7000 personnes âgées qui utilisent les transports en commun occasionnellement. À la fin de l'été, ce sera au tour des 60 000 étudiants qui prennent l'autobus à se voir offrir la carte à puce.

En avance

Par ailleurs, le RTC est en avance d'un an ou deux quant à ses prévisions d'augmentation d'achalandage. L'année 2008 s'est terminée avec une hausse record de 10,5 %, avec 45,6 millions de passages, alors que les prévisions n'étaient que de 43,3 millions de passages. Ainsi, l'objectif de 52 millions de passages en 2014 sera atteint en 2012 ou l'année suivante, si la tendance se maintient.

L'affluence aux festivités du 400e est responsable du tiers de l'augmentation l'an dernier, a indiqué le directeur général du RTC, Normand Carrier. L'achalandage dans les autobus a continué d'augmenter en octobre, en novembre et en décembre. Pour 2009, avec l'ajout de 70 000 heures de service et le maintien de navettes le long du boulevard Champlain, on prévoit un gain d'affluence de 3 %.

Au RTC, on ne croit pas que la baisse récente du prix de l'essence incitera beaucoup de personnes à délaisser le transport en commun, d'autant plus qu'une conjoncture économique difficile en amène plusieurs à utiliser davantage l'autobus.

«Le RTC est beaucoup mieux perçu. Les services que nous avons offerts à l'occasion des Fêtes du 400e nous ont permis d'avoir une meilleure image auprès des usagers. Il y a de plus en plus un préjugé favorable aux transports en commun», a affirmé M. Marcotte.

Selon le directeur général, la fiabilité du service est aussi un facteur important pour convaincre davantage de personnes à utiliser les transports en commun.

Dans l'attente des recommandations du comité sur les transports formé par le maire Régis Labeaume, la société n'a pas l'intention de lever le pied sur l'accélérateur. Le Réseau de transport de la Capitale mettra en service 25 autobus articulés sur les parcours Métrobus 800 et 801 à la fin de l'été. C'est cinq de plus que prévu. Vingt autres autobus articulés seront livrés en 2010 et autant en 2011, pour un total de 65. La société paramunicipale a déjà prévu d'en acquérir 60 autres au cours des années suivantes.

Tramway

Par ailleurs, le projet d'une étude sur le tramway à Québec a fait place à une «étude pour le développement stratégique du transport en commun» dans le plan triennal des immobilisations du RTC. Le coût des deux études est le même - 8 millions $ - et doit être financé à 100 % par le gouvernement du Québec.

Selon M. Marcotte, l'étude qui serait réalisée en 2010 pourrait englober des projets de busway, de trolleybus et de tramway, tout dépendant des hypothèses qui seront retenues par le comité sur les transports.




Obama veut «refaire l'Amérique»

21 01 2009

( Alexandre Sirois - La Presse ) - (Washington) - Un nouveau chapitre de l'histoire américaine s'est écrit hier à Washington sous les yeux de près de 2 millions de personnes exaltées. Barack Obama est officiellement devenu le 44e président américain, annonçant le début d'une «nouvelle ère de responsabilité» aux États-Unis.

«Les défis auxquels nous faisons face sont peut-être nouveaux, a lancé le politicien de 47 ans lors de son discours d'investiture. Mais les valeurs dont notre succès dépend - le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme - sont anciennes.»

Et d'ajouter: «Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité. Une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde.»

Dans ce discours, point d'orgue de cette journée riche en émotions, Barack Obama a signalé a plusieurs reprises la fin de l'ère Bush. La foule a d'ailleurs hué copieusement le président sortant et son bras droit, Dick Cheney.

Barack Obama a été plus poli. Mais il a tout de même dressé, à mots à peine couverts, un bilan impitoyable des huit dernières années. Et il a promis avec fermeté, comme il l'avait fait pendant toute la durée de sa campagne, de rectifier le tir.

«En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejetons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux», a-t-il par exemple déclaré. Il faisait bien sûr référence aux libertés et aux droits piétinés au nom de la guerre contre le terrorisme.

Il a ensuite évoqué la sagesse des générations précédentes pour dénoncer l'idéologie néo-conservatrice. Ces générations avaient «compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise», a-t-il expliqué.

Un pays «ami»

L'une des répliques ayant suscité les applaudissements les plus nourris a été celle où Barack Obama a interpellé le reste du monde. «Sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant», a-t-il dit, rassurant.

Car il a continué de se poser en éternel optimiste. Il avait articulé son discours autour des thèmes qui lui ont toujours été les plus chers?: l'espoir, l'unité et le changement. Et s'il a dressé l'inventaire des défis herculéens auxquels fait face son pays, il a aussi promis aux Américains qu'ils seraient en mesure de les surmonter.

Il a aussi convié ses citoyens à un véritable rendez-vous avec l'histoire politique de leur pays. Il a évoqué John F. Kennedy en leur demandant de retrousser leurs manches et de «refaire l'Amérique». Il a fait écho à Franklin D. Roosevelt, qui avait mis les Américains en garde contre la peur. Il a également cité les Pères fondateurs de son pays. Sans compter qu'il a prêté serment, peu après midi, en posant la main sur la bible d'Abraham Lincoln.

Ce clin d'oeil était tout sauf anodin. Barack Hussein Obama - il a utilisé hier son nom complet lors de la cérémonie - ne cesse de s'inspirer de ce président républicain ayant lutté contre l'esclavage. S'il n'a pas abordé de front la question raciale, il a néanmoins précisé hier que son père, «il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier».

Il aurait pu aussi rappeler que le Capitole, sur l'esplanade duquel il a prêté serment en matinée, a été construit en partie par des esclaves. Tout comme la Maison-Blanche, qu'il occupera pour les quatre prochaines années.

Marée humaine

Tous les éléments étaient donc réunis pour faire de cette journée si particulière un moment historique. Même la foule, dont l'envergure n'avait d'égale que l'enthousiasme. Jamais n'avait-on vu autant de gens assister à une cérémonie d'investiture à Washington.

Au pied du Capitole, les spectateurs se retournaient fréquemment, étonnés et fascinés, pour contempler la marée humaine qui a accueilli Barack Obama dans l'allégresse.

Peu après le discours, les gens se sont dispersés lentement, le réseau de transport de la ville ne pouvant absorber la foule. Après un lunch au Congrès, le nouveau président et sa femme ont quitté le Capitole pour se diriger vers une tribune temporaire construite en face de la Maison-Blanche. De là, comme quelques centaines de milliers de personnes, ils ont assisté avec leurs deux jeunes filles au traditionnel défilé. Ils ont continué à célébrer en soirée, prenant part à plusieurs des bals organisés un peu partout en ville.

Washington aura vibré jusqu'aux petites heures d'un matin qui se voulait lui aussi historique. Car le soleil s'est levé sur une ville transformée. Ce matin, pour la toute première fois, l'homme le plus puissant de la planète est un Afro-Américain.




Obama devient le premier président noir des Etats-Unis

21 01 2009

( Jean-François Cliche - Le Soleil ) - (Québec) - En regardant les cérémonies d'un oeil distrait, on aurait presque pu croire que les États-Unis venaient de passer huit ans sous occupation étrangère et que les Américains acclamaient leur «libérateur», tant l'entrée en fonction de Barack Obama fut triomphante.

Plus d'un million de personnes, et peut-être même deux, selon les sources, se sont massées hier au National Mall et le long de Pennsylvania Avenue, à Washington, souvent les larmes aux yeux, pour entendre le discours d'inauguration du premier président noir de l'histoire américaine. En comparaison, Bill Clinton en avait attiré 800 000 en 1993.À 12h05, M. Obama a «juré solennellement» de s'acquitter de ses fonctions et de «sauvegarder, de protéger et de défendre la Constitution des États-Unis». Il a ensuite entamé son discours inaugural en insistant lourdement sur l'état de «crise» dans lequel se trouve son pays, en raison de la dépression économique, des guerres en Irak et en Afghanistan, et de la crainte d'un déclin général de l'influence américaine.

«Je vous dis aujourd'hui que ces défis sont réels, a-t-il déclaré. Ils sont sérieux et ils sont nombreux. Ils ne seront pas relevés aisément ou à court terme. Mais sache, Amérique, qu'ils seront relevés.»

Après avoir brièvement (une phrase) remercié le président sortant George W. Bush «pour les services qu'il a rendus à notre nation», M. Obama a souligné à gros traits et à plusieurs reprises ce qui distinguerait son administration de la précédente - quitte à écorcher «W». Le nouveau président a ainsi mis la crise économique sur le compte de l'avarice de certains, mais aussi «sur notre échec collectif à prendre les décisions difficiles qu'il faut pour préparer le pays à une nouvelle ère».

«Nos capacités ne sont pas moindres qu'avant. Mais le temps où nous nous contentions de ne rien faire, de protéger des intérêts étroits et de remettre à plus tard des choix déchirants, ce temps-là en révolu. À partir de maintenant, nous devons reprendre le pays en mains, le dépoussiérer et recommencer sa reconstruction.»

M. Obama a également répété ses engagements en faveur d'une économie verte et d'une politique internationale plus ouverte.

«Notre sécurité provient de la justesse de notre cause», et non de la seule force militaire, a-t-il affirmé.

Des larmes

Dans la foule compacte venue l'accueillir, de nombreuses personnes ont fondu en larmes. Même des républicains, comme Don, 50 ans, venu d'Arizona, se sont laissé emporter : «On ressent un sentiment d'unité. C'est euphorisant.»

Renata King, Afro-Américaine de Houston, exultait quant à elle , «ma mère n'aurait jamais imaginé vivre cela. Je suis ici pour tous les planchers qu'elle a lavés et cirés, je suis ici pour elle, pour toutes les fois où on l'a traitée de négresse.»

L'enthousiasme généralisé avec lequel le 44e président américain a été accueilli offrait un fort contraste avec le dernier tour de piste de M. Bush. Celui-ci provoquait les huées de la foule lorsque son image était projetée sur les écrans géants, certains lui entonnant même un «na, na, na, na, hey, hey, goodbye!»

M. Bush et sa femme Laura ont quitté le Capitole en hélicoptère jusqu'à la base militaire Andrews, d'où ils ont pris l'avion jusqu'au Texas, afin de regagner le ranch familial.

L'arrivée au pouvoir de M. Obama a été saluée dans la plupart des capitales étrangères. «On a hâte qu'il se mette au travail et qu'on change le monde avec lui», a lancé le président français Nicolas Sarcozy, tandis que le premier ministre britannique Gordon Brown soulignait l'ouverture d'«un nouveau chapitre dans l'histoire américaine comme dans l'histoire du monde».

Les seules notes discordantes sont provenues, sans surprise, du premier ministre russe Vladimir Poutine, qui s'est dit «convaincu que les plus grandes déceptions naissent des plus grands espoirs», et du ministre iranien des Affaires étrangère Manouchehr Mottaki, qui a dit que son gouvernement attendrait les prochaines «actions politiques» américaines pour juger.

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a pour sa part clamé que sa révolution se poursuivrait «quel que soit le président des États-Unis».

( Avec Associated Press, Canadian Press et Agence France-Presse )




Réseau sans fil de 2 millions $ à l'aéroport de Québec

21 01 2009

( Pierre Pelchat - Le Soleil ) - (Québec) - Le réseau sans fil de l'aéroport de Québec, qui a coûté près de 2 millions $, est l'un des plus modernes au Canada. En plus d'offrir le service Internet gratuitement aux passagers, l'infrastructure de communication développée par les firmes Cisco et Hewlett-Packard permet à l'aéroport de réaliser des économies.

Un des responsable des technologies de l'information à l'aéroport, Marc-André Bédard, a indiqué, hier, que le nouveau système de communication a permis de réduire le nombre de comptoirs pour l'enregistrement des passagers.Chaque comptoir peut être utilisé par tous les transporteurs selon les besoins. Le système téléphonique d'un comptoir peut aussi être branché sur le système de réservations d'un transporteur avec un mot de passe. Il est également possible de facturer tous les appels effectués d'un comptoir au transporteur.

Le réseau sans fil de l'aéroport assure une meilleure utilisation des équipements et du personnel. La centaine de caméras installées dans l'aérogare sont reliées à ce système et les images peuvent être vues sur un ordinateur portable en temps réel dans la mesure où vous avez accès au réseau. Tout le système de ventilation et de chauffage est également branché au réseau et peut être activé à distance.

Avec la nouvelle technologie, l'aéroport a l'intention d'installer des bornes d'enregistrement au Centre des congrès et dans certains hôtels de Québec.




Ex-conjoints de fait: être riche, ça coûte cher !

21 01 2009

( Christiane Desjardins - La Presse ) - Un vêtement à 10 000$ lors d'une escapade à Paris, les restos, le coiffeur... Ça coûte cher quand on est habituée à rouler grand train. Voilà pourquoi l'ex-conjointe de fait d'un richissime homme d'affaires réclame 56 000$ par mois de pension alimentaire pour elle-même.

C'est ce qui se dégage de la réponse que Lola (nom fictif) a donnée en Cour supérieure, hier, quand l'avocat de son ex-conjoint, Me Pierre Bienvenu, lui a demandé d'expliquer pourquoi elle demandait une telle somme. Lola ne la trouve pas exagérée. Elle calcule que c'est même moins que ce qu'elle dépensait du temps où elle vivait avec monsieur, soit de 1995 à 2001. La beauté brésilienne a eu un peu plus de mal à expliquer pourquoi elle demandait, en plus de cette pension mensuelle, une somme de 50 millions de dollars. «Je ne savais pas comment déterminer un montant. Mes avocats m'ont suggéré cette somme, qui représente 1 ou 2?% de sa fortune», a-t-elle répondu.

Questionnée sur son désir d'avoir un hélicoptère, Lola a admis qu'elle avait déjà songé en acheter un, et voulu prendre des cours pour le piloter. Elle en avait parlé à son ex-conjoint. Manifestement, celui-ci n'a pas trouvé l'idée géniale.

Leur relation s'est terminée en octobre 2001. De 2004 à 2006, Lola a ensuite fréquenté un autre très riche homme d'affaires du Québec pendant deux ans. Me Bienvenu voulait ainsi démontrer que la vie continue après une séparation. Par ailleurs, il a beaucoup insisté pour que la femme de 34 ans trouve ses factures d'avocats et les apporte devant le tribunal. Hier, elle ne les avait pas trouvées, et devait les chercher encore hier soir. Ces fameuses factures s'élèveraient à un million de dollars jusqu'à présent, dont 500 000$ en frais d'experts. On avait même prévu des experts pour qu'elle soit dépeinte favorablement dans les médias... Ceux-ci n'auraient finalement pas été embauchés.

Lola demande que son ex-conjoint lui rembourse ses frais d'avocats. Depuis 2006, c'est Herbert Black, riche homme d'affaires et mécène à ses heures, qui paie les avocats de Lola, par «bonté de coeur». Mais Lola prévoit le rembourser si elle gagne sa cause.

Rappelons que si Lola gagne, cela changera la donne pour tous les conjoints de fait du Québec. En vertu du Code civil, ceux-ci n'ont pas d'obligation quand il y a rupture. Si Lola avait été mariée, elle aurait droit à une partie du colossal patrimoine de son ex-conjoint. Actuellement, elle doit se contenter d'une pension de 435 000$ net d'impôts par année (sans compter la maison et autres frais tout payés) pour les trois enfants qu'elle a eus avec monsieur.

Un prétexte pour les avocates

À la fin du contre-interrogatoire de Lola, Me Anne-France Goldwater, qui a pris la parole pour le reste de la journée. La cause de Lola est le prétexte pour débattre du statut juridique de tous les conjoints de fait. Me Goldwater considère que le Québec doit se mettre au diapason de la société, qui a changé. Aujourd'hui, c'est une minorité de gens qui se marient, et 62% des enfants sont issues de l'union de conjoints de fait. La notion de célébration du mariage est dépassée. Dans toutes les autres provinces canadiennes, les droits des conjoints de fait sont reconnus comme s'ils étaient mariés.

«Ce qu'on demande est très conservateur, explique l'autre avocate de Lola, Me Marie-Hélène Dubé. On demande qu'une union d'un an avec enfant ou de trois ans sans enfant soit reconnue au même titre qu'un mariage.»

Le procès se poursuit aujourd'hui devant la juge Carole Hallée.




Nouveau pavé dans la mare pour le chantier Davie

21 01 2009

( Gilbert Leduc - Le Soleil ) - (Québec) - Alors que ses misères financières semblaient désormais derrière lui à la suite des garanties de prêts et du financement accordés par le gouvernement fédéral en décembre dernier, le chantier maritime Davie replonge dans l'incertitude.

Hier, la direction du constructeur naval de Lévis a annoncé que son principal client, la société norvégienne Cecon, avait reçu un avis d'annulation d'une facilité de crédit de 200 millions $US de la part d'un groupe financier du même pays, DnB NOR, et d'autres prêteurs.Le chef de la direction du chantier Davie, Steinar Kulen, assure que personne, à Lévis, n'avait vu venir le coup.

«Nous venons tout juste d'apprendre que la banque venait de rappeler le prêt accordé à Cecon. Vous comprendrez qu'il est difficile, pour le moment, d'évaluer toutes les conséquences de cette nouvelle sur nos opérations», a expliqué M. Kulen au cours d'un entretien avec Le Soleil.

En pourparlers

«Nous savons que les dirigeants chez Cecon travaillent d'arrache-pied pour se sortir de cette situation en examinant toutes les options de financement qui s'offrent à eux. De notre côté, au chantier, nous sommes en pourparlers avec nos clients, notre banque et nos actionnaires.»

Le chantier Davie fabrique trois navires de construction offshore pour Cecon. Le chantier a des options pour la construction de deux autres navires.

Initialement, la valeur du contrat avec l'entreprise norvégienne s'élevait à 410 millions $. En septembre dernier, Cecon s'engageait à hausser de 40 millions $US le prix total pour la construction des trois vaisseaux afin d'aider le chantier de Lévis à réaliser sa restructuration financière. Le premier navire destiné à la production de pétrole en haute mer devait être livré en août 2009.

L'entente était toutefois assujettie à plusieurs conditions qui, depuis septembre 2008, ont toutes été rencontrées par le chantier Davie, dont la conclusion d'un accord avec Exportation et Développement Canada (EDC).

Le 17 décembre, le ministre du Commerce international, Stockwell Day, s'arrêtait à Lévis pour annoncer qu'EDC mettait à la disposition du chantier Davie une somme pouvant aller jusqu'à 380 millions $ en financement et garanties de prêts afin d'aider le constructeur naval à terminer les contrats conclus avec ses principaux clients, dont Cecon.

Au lendemain de l'intervention du ministre Day, Cecon émettait un communiqué de presse indiquant que les garanties de prêts mises sur la table par Ottawa représentaient un pas important permettant la poursuite de la construction des navires. La compagnie norvégienne mentionnait également qu'elle allait profiter d'un peu moins de la moitié - 160 millions $ - de la garantie de remboursement accordée par Ottawa.

Rappel des 1100 employés

Dans le camp syndical, l'annonce de Cecon a eu l'effet d'une douche froide. «Disons que ça pourrait aller mieux», a confié le président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), Paul-André Brulotte, en rappelant que l'entreprise a fermé temporairement ses portes le 12 décembre dernier.

«Déjà que le retour au travail des gars avait été reporté, on se demande maintenant si les rappels pourront commencer à se faire au début de février»

Interrogé à ce sujet, le président et chef de la direction du chantier, Steinar Kulen, n'a pas voulu avancer une date pour le retour au travail des 1100 salariés.

À la Bourse de Toronto, hier, le titre des Chantiers Davie Inc.(DAV) valait 0,12 $, en baisse d'un cent.




L'Amérique d'Obama

21 01 2009

( Le Devoir - Claude Lévesque ) - Dans son discours d'investiture prononcé devant environ deux millions de personnes à Washington et retransmis à plus d'un milliard de téléspectateurs à travers le monde, Barack Obama a demandé hier aux Américains de puiser dans leur force de caractère et de s'inspirer des idéaux des pères fondateurs pour «refaire l'Amérique». Prenant toute la mesure du contexte de crise dans lequel il assume ses fonctions, le premier président noir des États-Unis a appelé ses concitoyens, gouvernants comme gouvernés, à prendre leurs responsabilités dans un monde en profonde mutation.

D'entrée de jeu, le nouveau président a avoué qu'il se sentait «humble devant la tâche à accomplir», mais il a rappelé que certains de ses prédécesseurs avaient eux aussi prêté serment en temps de crise. «Dans ces moments, a-t-il dit, l'Amérique a gardé le cap non seulement grâce à l'habileté et à la vision de ses dirigeants, mais parce que nous, le peuple, sommes restés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre Constitution.»

Barack Obama a diagnostiqué comme suit les maux qui affligent les États-Unis: «Notre pays est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est sérieusement affaiblie à cause de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi à cause de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation pour une nouvelle ère.»

Devant ces difficultés, le président, qui avait fait campagne sur les thèmes du «changement» et de l'«espoir», a mis ses concitoyens en garde contre le découragement. Les défis, a-t-il prédit, ne pourront être relevés «ni facilement ni rapidement, mais [...] ils le seront».

«En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde», a ajouté M. Obama dans un discours à la fois prudent et motivateur, exempt de formules idéologiques, mais souvent empreint de lyrisme.

«Nous avons des devoirs envers nous-mêmes et envers le monde», a-t-il affirmé, jumelant habilement les enjeux de politique intérieure et de politique étrangère. Dans les deux cas, le nouveau président s'est montré en complète rupture avec son prédécesseur, George W. Bush, qu'il a tout de même pris soin de remercier.

Barack Obama est devenu le 44e président des États-Unis sur le coup de midi, conformément à la Constitution américaine, avant même d'avoir prêté serment devant une immense foule qui bravait le froid hivernal.

Cette procédure a été marquée par un léger couac, lorsque Barack Obama a hésité un instant avant de répéter une phrase mal formulée par le juge en chef de la Cour suprême, John Stevens.

Le charisme d'Obama, la présence de ses deux jeunes filles et la prestation musicale de la «première dame» du soul, Aretha Franklin, ont quelque peu humanisé le cérémonial qui se déroulait sur les marches du Capitole.

Le dîner officiel a par ailleurs été assombri par les malaises qui ont saisi le sénateur du Massachusetts, Ted Kennedy, récemment opéré pour un cancer du cerveau, et son collègue de la Virginie Occidentale, Robert Byrd.

L'unique survivant de la célèbre fratrie Kennedy, qui est âgé de 76 ans, a été évacué sur une civière par des ambulanciers. «Il est conscient, il parle et il va prendre du mieux», a ensuite déclaré son fils Patrick Kennedy au réseau ABC.

Les attentes immenses envers le nouveau président, dont le taux d'approbation avoisine les 80 %, sont immenses. Les ratés de l'économie américaine interdisent cependant tout espoir de changements rapides. Malgré cela, le ton de Barack Obama demeure optimiste, même à ce chapitre.

«Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos capacités demeurent intactes, a-t-il plaidé hier. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report de décisions désagréables.»

M. Obama a résumé ainsi son ambitieux programme économique et social: «Nous agirons non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. [...] Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et nous utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et en diminuer le coût. Nous dompterons le Soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et faire tourner nos usines.»

Il a dit sa foi dans le marché, mais rompant avec plusieurs décennies de laisser-faire économique, il a ajouté que laissé sans surveillance, celui-ci «peut devenir incontrôlable et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis». En revanche, il a promis de supprimer les programmes gouvernementaux improductifs.

En matière de politique étrangère, il a clairement indiqué que son gouvernement allait rompre avec la politique agressive et unilatérale de son prédécesseur. «Sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme ou enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes à nouveau prêts à jouer notre rôle de meneur, a-t-il dit. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.»

Il a promis au «monde musulman» de chercher «une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels», avant de lancer cet avertissement: «À ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre ou à blâmer l'Occident pour les maux de leur société, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.»

Le nouveau président a également promis de rester ferme contre les terroristes et de les «vaincre».

Il a mentionné au passage les deux théâtres sur lesquels des troupes américaines combattent actuellement: «Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et à forger une paix durement gagnée en Afghanistan.»

Barack Obama a salué le sens du devoir et le courage des militaires stationnés dans ces deux pays, mais également celui de tous les humbles qui ont peiné pour construire «la nation la plus prospère et la plus puissante» de la planète.

Il a brièvement abordé la question raciale, en rappelant qu'il y a moins de 60 ans, son père africain «n'aurait peut-être pas été servi dans un restaurant », alors que lui-même peut aujourd'hui prêter «le serment le plus sacré».

La plupart des dirigeants étrangers ont exprimé hier leur soutien pour la vedette du jour, même si certains d'entre eux ont rappelé les défis auxquels M. Obama devra s'attaquer.

«Je pense n'avoir jamais vu un jour où la communauté internationale attendait autant de l'élection d'un président américain», a résumé à ce propos Madeleine Albright, secrétaire d'État sous la présidence démocrate de Bill Clinton.

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a salué «un nouveau chapitre dans l'histoire américaine comme dans l'histoire du monde».

Le président français Nicolas Sarkozy s'est déclaré «résolu à travailler main dans la main» avec Barack Obama afin de «relever ensemble les immenses défis» du monde.

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a invité le président Obama à «affronter ensemble les défis actuels: la crise financière, la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan», tandis que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souhaité un approfondissement des relations entre Washington et l'UE.

Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, s'est dit certain que les États-Unis et Israël seraient sous la présidence d'Obama «des partenaires à part entière pour promouvoir la paix et la stabilité au Proche-Orient».

Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a déclaré que Téhéran attendrait «les actions politiques» du nouveau président pour porter un jugement sur ses intentions envers son pays.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, de son côté, a affirmé que la révolution au Venezuela «se poursuivra quel que soit le président des États-Unis et sa politique étrangère».

( Avec l'Agence France-Presse et Reuters )




Le Kenya vibre pour Obama

21 01 2009

( Hugo Meunier - La Presse ) - (Kogelo et Kisumu, Kenya) - Ça frôlait l'hystérie dans plusieurs villes kényanes lorsque les foules survoltées ont déferlé dans les rues pour saluer le couronnement du nouveau président américain, un des leurs.

Assurément, les fêtards les plus euphoriques étaient à Kogelo, le village natal du père de Barack Obama.

«C'est une journée historique! Barack Obama est un fils de Kogelo. Un fils du Kenya!» s'est exclamé le ministre de la Culture du pays, Silverse L. Anami, un des nombreux dignitaires à avoir fait la route jusqu'au village pour souligner l'arrivée au pouvoir du président américain.

À pied, à vélo, en voiture, parfois serrés comme des sardines à l'arrière d'une camionnette déglinguée - les Kényans, convergeaient sans relâche vers le terrain de l'école du village, aménagé pour l'occasion.

John Opedhi Owino a parcouru des centaines de kilomètres pour assister à la fête. «Je suis originaire de Kogelo, je suis venu célébrer avec mes frères!» a lancé cet enseignant à la retraite. «Barack Obama est fier de ses origines. Il incarne la main tendue aux autres. Il est comme Jésus Christ!» a clamé David Omondi Oballa, qui habite un village voisin.

Tout aussi inspiré, Brian, un adolescent de Kogelo, souhaite devenir le prochain Obama kényan. «Je vais étudier fort et devenir politicien comme lui», a-t-il assuré, le torse bombé.

À l'heure où le président Obama devait encore dormir (le Kenya a huit heures d'avance sur Montréal), plusieurs milliers de personnes avaient déjà envahi le village.

On n'avait jamais rien vu de tel dans ce hameau tranquille de 4000 âmes.

À l'entrée, une banderole à l'effigie d'Obama pendait entre deux arbres. Pour le grand banquet, des vaches et des chèvres avaient été sacrifiées. Pendant que les villageois découpaient la viande à la machette, des chiens rachitiques rôdaient, la langue pendante. «C'est surtout l'odeur qui dérange», murmure Erin Van Krimen, une travailleuse humanitaire d'Australie un peu dégoûtée par le spectacle. Comme elle, plusieurs employés d'ONG mais aussi des touristes ont pris part à la fête.

Partout sur les lieux, des haut-parleurs crachaient de la musique sur laquelle les danseurs, certains vêtus de paillettes et coiffés de chapeaux multicolores, se trémoussaient.

Autour d'eux, à mesure que le soleil grimpait dans le ciel bleu, les villageois formaient un cercle de plus en plus dense. Macarons, casquettes, t-shirts: plusieurs étaient vêtus aux couleurs d'Obama.

Plusieurs stands de nourriture et de souvenirs bordaient le terrain. Divers organismes avaient aussi profité de l'attroupement pour rejoindre les gens, notamment une clinique ambulante qui offrait des tests de VIH.

À la vue d'un chameau, peu commun dans la région, des dizaines d'enfants surexcités couraient dans tous les sens et déguerpissaient en riant aux éclats lorsque l'animal faisait un mouvement brusque.

Des dignitaires se sont succédé au micro toute la journée pour prononcer des discours en l'honneur d'Obama. «Yes, we can», a lancé, un peu opportuniste, le ministre de la Culture.

En soirée, une mer de monde avait aussi pris d'assaut le parc municipal de Kisumu, principale ville du district. Des milliers de personnes déchaînées dansaient et sautaient, plusieurs hommes torse nu dans la chaleur suffocante, qui avait grimpé d'un cran.

Pour éclairer la piste de danse, faute d'électricité, des fêtards avaient mis le feu à des journaux accrochés à des branches.




Québec : Plus de trottoirs seront déneigés

21 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Divisé la dernière fois, unanime hier soir, le conseil municipal au grand complet a finalement adopté une nouvelle politique de déneigement des trottoirs qui, l'espère-t-il, va mettre fin au déluge de plaintes portées par les citoyens ces dernières semaines.

Ainsi, tous les trottoirs qui étaient déneigés lors de la saison hivernale 2006-2007 le seront à nouveau à compter d'aujourd'hui. Dans l'arrondissement de La Cité comme dans celui de Beauport. Dans Limoilou comme dans Sainte-Foy-Sillery.Une décision qui va coûter 450 000 $ de plus au trésor municipal, dont 120 000 $ sont, à eux seuls, consacrés à la disposition de la neige, selon les informations fournies par le vice-président du comité exécutif, François Picard.

Le maire Régis Labeaume, à l'origine des modifications qui avaient soulevé le tollé dans tous les arrondissements, n'a pas eu beaucoup de difficultés à convaincre les membres du conseil à revenir à la situation du passé et à permettre le retour au déneigement des quelque 27 kilomètres de trottoirs qui n'étaient plus entretenus depuis le début de l'hiver.

«Mais il aura fallu des plaintes, des lettres et des courriels pour qu'il se rende à l'évidence», a souligné, avec un plaisir évident, le chef de l'opposition, le conseiller Alain Loubier. «Je suis heureux que le maire reconnaisse que sa politique était une mauvaise politique».

Le maire Labeaume a encaissé le coup. «C'est de bonne guerre de parler de catastrophe, d'apocalypse et de dire que rien ne va», a-t-il répliqué. On a juste écouté la population et (avec cette nouvelle politique) il n'y aura jamais eu tant de trottoirs de déblayés.»

Il faut dire que, dans la journée, la tension était montée d'un cran à propos de l'interprétation que l'on devait donner à un tableau paru dans Le Soleil d'hier sur les effets des différentes politiques de déneigement mises de l'avant par la Ville de Québec depuis les fusions municipales. Des explications supplémentaires ont donc été apportées au document dont les conseillers municipaux se sont plaints de ne l'avoir obtenu qu'au début de cette séance extraordinaire.

La Ville revient donc avec l'engagement de déblayer 1079 kilomètres de trottoirs, soit 85 % de tous les trottoirs. «Je serais curieux de savoir s'il existe une ville comparable où autant de trottoirs sont dégagés», s'est demandé le maire Labeaume à l'issue de l'assemblée.

Cette question réglée, celle de la politique de déneigement ne l'est pas pour autant.

Pour le maire Labeaume, le problème du déglaçage est tout aussi sérieux que celui dont on vient de régler le sort. «Il faudrait que le comité spécial de travail sur la neige poursuive ses réflexions», insiste le chef intérimaire du RMQ, le conseiller Loubier.

Une tâche non finie puisque la Ville s'est donné trois ans pour étudier la question sous toutes ses facettes.




Nancy Michaud: le procès pour meurtre de Francis Proulx aura lieu à Québec

21 01 2009

( La Presse Canadienne - Rivière-du-Loup ) - Le procès de Francis Proulx, présumé meurtrier de l'attaché politique du ministre des Ressources naturelles survenu au printemps dernier, au Bas-Saint-Laurent, aura lieu à Québec plutôt qu'à Rivière-du-Loup.

Le juge Jacques Lévesque a accepté en partie la requête déposée conjointement par les avocats de la défense et de la Couronne. Les deux procureurs auraient souhaité que le dossier soit transféré à Saguenay, mais le juge a estimé que Québec était plus pratique, particulièrement pour les témoins et la famille de la victime, Nancy Michaud.

Compte tenu de la forte médiatisation de l'affaire, l'avocat de Francis Proulx avait demandé le transfert du procès de son client, lundi. Il estimait que la sélection de jurés impartiaux et qui n'ont pas entendu parler de l'affaire serait facilitée.

Francis Proulx est notamment accusé du meurtre prémédité de Nancy Michaud, à Rivière-Ouelle, et aussi de nécrophilie.

Le procès débutera le 17 mars par la sélection du jury.




Obama: «Je suis les yeux de mes ancêtres»

21 01 2009

( Agnès Gruda - La Presse ) - (Washington) - Quand Barack Obama a prononcé son «Que Dieu me vienne en aide», les derniers mots du serment présidentiel, Barbara McCarroll a étreint très fort son petit-fils Jeffrey. Puis, elle a pleuré.

La dame de 67 ans avait roulé pendant 10 heures de son Alabama natal pour se pointer dès 5h30, hier matin, sur l'esplanade de trois kilomètres qui se déploie devant le Capitole.

Une décision de dernière minute, prise devant l'insistance de Jeffrey, 7 ans, qui voulait absolument voir «le premier président noir entrer dans la Maison-Blanche».

Barbara, son mari Joseph et le petit Jeffrey ont donc fait du sur-place pendant six heures, par un temps infiniment plus froid que les températures auxquelles ils sont habitués dans le Sud. À plusieurs reprises, ils ont eu envie d'aller retrouver leur autobus. Mais Jeffrey tenait bon. «S'il peut attendre, nous pouvons attendre aussi», se sont dit ses grands-parents.

Dès que l'écran géant a commencé à transmettre les images des dignitaires qui arrivaient à la cérémonie d'investiture, Barbara a perdu tous ses doutes. Elle agitait son drapeau en signe d'enthousiasme en voyant Bill Clinton, Michelle Obama et bien sûr, le nouveau président. Puis, avec la foule, elle a longuement hué George W. Bush.

Dans notre coin du Mall, les visages à la peau sombre étaient nettement plus nombreux que les blancs. Derrière Barbara, une jeune femme criait: «Oh mon Dieu, je n'en peux plus, je n'ai pas de mots pour dire ce que je ressens!»

«Obama, Obama», a scandé la foule. Puis, tous se sont tus pour suivre la prestation de serment dans un silence quasi religieux.

Au moment où Barack Hussein Obama a officiellement accédé à la présidence, ils étaient plusieurs à s'embrasser et à essuyer leurs larmes.

Chacun était venu avec ses raisons et son passé. Jackie, originaire du Mississippi, avait l'impression de vivre «le moment le plus important qu'un Afro-Américain ne pourra jamais connaître, surtout s'il vient du Sud».

«Moi, je suis les yeux de mes ancêtres», a simplement résumé Chevin Stone, enseignante dans une école à 99?% noire de Gary, en Indiana.

Rebâtir le pays

Pour Barbara, ce moment avait une signification particulière. Originaire de Birmingham, Barbara avait 19 ans le jour où le Ku Klux Klan y a dynamité une église, tuant quatre fillettes.

Cet incident survenu en septembre 1963 constitue l'une des charnières de la lutte pour l'égalité. Quand dans son discours, Barack Obama a dit «Nous sommes tous libres et égaux», Barbara a applaudi de toutes ses forces.

Mais pour elle, comme pour d'autres, l'entrée en fonction de Barack Obama dépasse la seule affirmation de l'égalité entre les races. «En ces temps difficiles où les gens perdent leur emploi, nous avions besoin de quelqu'un qui sache nous inspirer à rebâtir ce pays!»

Ici, Noirs et Blancs se rejoignaient, dans un optimisme qui dépassait les différences raciales. «Barack Obama a parlé d'assurance médicale, d'éducation, de l'emploi, il va redresser ce pays, il va faire un travail incroyable», croit Mike Hacken, directeur d'un atelier pour handicapés en Iowa.

Il pense que le nouveau président a bien raison de «ne pas raconter d'histoires» et d'avertir que tous devront travailler fort pour changer la situation - une franchise qui a plu à de nombreux spectateurs.

Chaos

Les responsables de la sécurité avaient un gros défi à surmonter hier: faire passer près de 2 millions de personnes par une poignée de points de contrôle donnant accès au Mall.

Le matin comme l'après-midi, il y a eu des scènes chaotiques, des gens qui couraient dans toutes les directions pour se heurter à des rues bloquées.

«Il y a une auto en feu!» a crié quelqu'un qui venait de se cogner le nez sur la barrière de la 3e Rue. «Un tuyau d'eau a éclaté», a suggéré un autre pour expliquer la fermeture du point de contrôle de la 7e. Fausses rumeurs, dans les deux cas.

Les policiers qui gardaient ces entrées ne savaient pas trop où diriger les gens et plusieurs détenteurs de billets sont restés coincés au milieu d'une foule immobile, sans jamais pouvoir rejoindre le Mall.

«J'ai travaillé pour la campagne d'Obama pendant un an et demi, mais je ne veux pas être debout dans une queue au moment où il prête serment. C'est frustrant. Je m'en vais», s'est plainte la documentaliste Aviva Kempner sur le site du Washington Post.

La sortie du Mall n'était pas plus facile et plusieurs rouspétaient contre la désorganisation et les pépins logistiques. Mais il n'y avait personne pour regretter d'avoir vu Barack Obama devenir le 44e président des États-Unis.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

21 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mercredi 21 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ennuagement graduel. Faible neige intermittente débutant cet après-midi. Vents devenant d'ouest à 20 km/h avec rafales à 40 en mi-journée. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 32 ce matin.

Ce soir et cette nuit:

Neige intermittente. Accumulation de 2 cm. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce soir. Températures à la hausse pour atteindre moins 10 au cours de la nuit.

Jeudi:

Neige intermittente cessant en après-midi. Dégagement par la suite. Accumulation de 2 à 4 cm. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers en soirée. Maximum moins 6.

Vendredi:

Neige intermittente. Minimum moins 22. Maximum moins 10.

Samedi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 10. Maximum moins 10.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 26. Maximum moins 20.




Le futur véhicule lunaire a défilé mardi à Washington

21 01 2009

( Le Figaro - Marc Mennessier - Paris ) - Le futur 4 × 4 lunaire de la Nasa, piloté par l'astronaute Mike Gernhardt, a descendu mardi la célèbre Pennsylvania Avenue lors du défilé d'investiture de Barack Obama.

Le LER permettra aux astronautes de faire de longs voyages d'exploration sur la Lune.

L'un des prototypes du futur 4 × 4 lunaire de la Nasa a participé mardi au défilé d'investiture du nouveau président des États-Unis, Barack Obama. Piloté par l'astronaute Mike Gernhardt, accompagné de son homologue Rex Walheim habillé en tenue d'astronaute, le Lunar Electric Rover, ou LER, a descendu la célèbre Pennsylvania Avenue après la prestation de serment de Barak Obama et du vice-président Joseph Biden, devant le Capitole.

De la taille d'une grosse camionnette, entièrement pressurisé, équipé de couchettes et de sanitaires, ce «rover» doté d'un moteur électrique, permettra aux équipages de la Nasa, qui doivent retourner sur la Lune vers 2020, de parcourir des milliers de kilomètres sur la surface de notre satellite avec une autonomie de quatorze jours pour deux passagers.

Avec ses six paires de roues, pouvant adopter toutes les combinaisons possibles, le LER sera capable de se déplacer dans tous les sens, y compris latéralement à la manière d'un crabe. Son extraordinaire maniabilité, testée l'an dernier en conditions réelles, dans le désert de Black Point Lava Flow (Arizona), lui permettra de se déplacer sur des terrains accidentés, d'escalader des rochers ou de gravir des pentes de plus de 40 °.

Doté de larges baies vitrées, son cockpit a été conçu pour permettre aux astronautes de s'agenouiller afin d'examiner de près des objets ou des détails du sol lunaire sans être obligés de sortir de la cabine. Mais ils pourront également enfiler en moins de dix minutes des combinaisons spécialement étudiées pour aller explorer les alentours et récolter des échantillons de roches ou de sol.

Développement de nouvelles technologies

Comme ce fut le cas avec le programme Appolo dans les années 1960, la mise au point de ce supervéhicule tout-terrain a nécessité le développement de nouveaux concepts et de nouvelles technologies dont les retombées dépasseront largement le strict domaine de la conquête spatiale. Le LER pourrait en effet contribuer à la mise au point des futures voitures électriques destinées, elles, à rouler sur la terre ferme…

À moins d'un changement radical de la politique spatiale américaine, les États-Unis espèrent retourner sur la Lune avant 2020 dans le cadre du programme Constellation lancé il y a cinq ans par George W. Bush, pour y établir de petites bases lunaires permanentes. Le retour sur la Lune est considéré comme une première étape dans l'exploration habitée du système solaire, la suivante étant la conquête de Mars.

Pour le moment le successeur de Mike Griffin à la tête de la Nasa n'est pas encore connu. Le président Obama, qui avait pris des positions favorables au programme spatial pendant la campagne électorale, devrait dévoiler ses intentions à la faveur de cette nomination.

À noter que six autres astronautes ont également défilé mardi à Washington. Ils formaient l'équipage de la navette spatiale Endeavour qui a effectué une mission importante vers la Station spatiale internationale (ISS) en novembre 2008.




Mandela salue l'arrivée d'un ''messager de l'espoir'' à la Maison-Blanche

21 01 2009

( Agence France Presse - JOHANNESBURG ) - Le Nobel de la Paix Nelson Mandela a salué l'arrivée d'un "messager de l'espoir" à la Maison blanche, en assurant partager "l'exaltation et l'enthousiasme" de l'ensemble des Africains après l'investiture de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

Nelson Mandela, qui fut de 1994 à 1999 le premier chef d'Etat noir d'Afrique du Sud, a félicité mardi soir dans un courrier le premier président noir des Etats-Unis, qualifiant sa prestation de serment de moment "historique".

"Votre élection à la magistrature suprême a inspiré les gens comme peu d'autres événements récemment", a indiqué le héros de la lutte anti-apartheid.

"Vous avez apporté un nouveau message d'espoir, en soulignant que les problèmes peuvent être résolus, que l'on peut changer le monde. Dans un sens, cela nous rappelle l'exaltation et l'enthousiasme dans notre propre pays au moment de la transition démocratique", écrit-il.

"Votre présidence apporte également l'espoir d'un nouveau départ dans les relations entre les nations (...) dans un esprit d'ouverture et de compromis", souligne encore Nelson Mandela.

Notant l'existence d'une"exaltation spéciale" en Afrique compte-tenu des liens personnels de M. Obama dont le père était kényan, Mandela assure partager "cette exaltation et cette fierté."

"Vous bénéficierez toujours de notre affection, comme un jeune homme qui a osé rêver et qui a poursuivi son rêve", conclut-il.




Israêl ne s'attend pas à un changement de politique américaine

21 01 2009

( Agence France Presse - JERUSALEM ) - Israël ne s'attend pas à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l'administration du nouveau président Barack Obama, a déclaré mercredi le vice-Premier ministre Haïm Ramon.

"La politique des Etats-Unis ne va certainement pas changer sur le fond", a estimé M. Ramon, dans une interview à la radio publique.

"Cette politique se fonde sur deux principes: la lutte contre le terrorisme et la nécessité de parvenir à une paix sur la base de deux Etats", israélien et palestinien, a-t-il souligné.

De son côté, le député du Likoud Yuval Steinitz, un dirigeant du principal parti de l'opposition de droite, a rappelé les déclarations de soutien à Israël de Barack Obama durant sa campagne.

¨Je suis convaincu qu'après les élections de février, Barack Obama aura d'excellents rapports avec Benjamin Netanyahu à la tête de l'Etat, avec lequel il avait eu des entretiens fructueux", a ajouté M. Steinitz.

L'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, leader du Likoud, est le grand favori selon les sondages pour former le prochain gouvernement après les législatives anticipées du 10 février en Israël.

M. Netanyahu avait lui-même estimé mardi que M. Obama comprenait la "détresse" des Israéliens et la "cruauté des ennemis que nous combattons" en allusion aux islamistes palestiniens du Hamas contre lesquels l'armée israélienne a mené une opération (27 décembre- 17 janvier) dans la bande de Gaza qui a fait plus de 1.300 morts.

M. Obama avait déclaré dimanche qu'il mettait en place une équipe qui puisse s'engager immédiatement dans le processus de paix au Proche-Orient, dès son investiture le 20 janvier.

Selon le Washington Post, il prévoit de nommer le sénateur à la retraite George Mitchell, artisan de la paix en Irlande du Nord, comme envoyé spécial pour le Proche-Orient, chargé en particulier du conflit israélo-palestinien.

Dans un rapport qu'il avait préparé en 2001 sur les causes de la seconde Intifada palestinienne, M. Mitchell avait recommandé des mesures de confiance, un retour aux négociations de paix et un gel total de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés. Cette dernière exigence est complètement rejetée par le Likoud.

Au cours des dernières semaines, M. Obama a résisté aux pressions pour qu'il s'exprime sur l'offensive israélienne, expliquant qu'il n'y avait "qu'un président à la fois" aux Etats-Unis. Il n'en a pas fait mention dans son discours d'investiture.

Son prédécesseur George W. Bush avait toujours apporté un appui inconditionnel à Israël. Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert lui a rendu un vibrant hommage en novembre affirmant que "son nom restera gravé en lettres d'or pour de longues années dans le coeur d'Israël".




Discours d'Obama: les références sensibles censurées par les médias chinois

21 01 2009

( Agence France Presse - SHANGHAI ) - Les médias chinois ont soigneusement omis de citer ou retransmettre les passages politiquement sensibles du discours d'investiture mardi du nouveau président américain Barack Obama, taillant dans ses déclarations sur le "communisme" ou la répression des "dissidences".

Mais cette apparente censure ne s'est pas étendue aux retranscriptions en anglais publiées sur l'internet.

Sur la chaîne d'information de la télévision centrale, le discours et sa traduction en chinois ont été hâtivement coupés lorsque le nouveau président rappelle que "les générations précédentes ont affronté le fascisme et le communisme pas seulement avec des missiles et des chars mais avec des alliances solides et des convictions fortes".

Dès que le mot "communisme" est prononcé en chinois, la voix du traducteur commence à diminuer tandis que la caméra retourne sur une présentatrice, en studio, manifestement prise au dépourvu, selon l'extrait de CCTV News publié sur l'internet.

Pareillement, les deux grands portails chinois Sina et Sohu ont coupé cette mention de communisme dans leurs retranscriptions du discours en chinois, ainsi que tout un passage consacré aux dissidents.

"A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en faisant taire la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'Histoire, mais que nous tendrons la main si vous acceptez de desserrer les poings", a dit Barack Obama.

En anglais, la déclaration a toutefois été publiée sur l'internet mais aussi par le quotidien officiel en anglais China Daily, s'adressant principalement aux étrangers en Chine.




Crise économique : Suppressions d'emplois chez Rio Tinto Alcan

21 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le ralentissement marqué de l'économie mondiale fait mal aux grands groupes industriels producteurs de matières premières tels que Rio Tinto Alcan.

En effet, la direction de la multinationale de l'aluminium a annoncé, mardi, qu'elle se voyait dans l'obligation de réduire de 6 % sa production au cours des trimestres qui viennent.

Cette décision, qui survient après une réduction similaire de 5 % de la production, à la fin de l'année dernière, va entraîner la mise à pied de quelque 1100 employés du groupe dans le monde.

On ignore pour l'instant le nombre précis de suppressions de postes au Québec, mais l'usine d'électrolyse Beauharnois, qui emploie actuellement 220 personnes, sera définitivement fermée d'ici la fin du deuxième trimestre de 2009.

Ailleurs au Québec, les installations de Vaudreuil et de Jonquière verront leur production amputée considérablement d'ici peu. Une cinquantaine de mises à pied sont prévues à l'usine d'alumine de Vaudreuil et 17 autres au Centre de produits cathodiques de Jonquière.




Le gouvernement américain demande un moratoire de 120 jours pour les détenus de Guantanamo

21 01 2009

( Agence France Presse - Par Ben Fox - BASE NAVALE DE GUANTANAMO, Cuba ) - La nouvelle administration américaine n'aura pas tardé à prendre une décision sur le sort des prisonniers de Guantanamo. Le Pentagone a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir demandé une suspension de 120 jours de la procédure judiciaire pour les détenus de la base navale américaine à Cuba en attendant le réexamen de leurs dossiers par la nouvelle administration du président Barack Obama.

Un juge militaire devrait statuer ce mercredi au cours d'une audience sur la base navale américaine.

La nouvelle administration a fait cette requête dans une motion déposée à la demande du président Obama et du secrétaire à la Défense Robert Gates mardi soir non seulement pour cinq détenus accusés dans les attentats du 11 septembre mais aussi pour tous les autres détenus dans la mesure où ce réexamen pourrait entraîner des modifications dans une procédure largement critiquée.

Selon cette requête de deux pages, "les intérêts de la justice" seraient servis par un arrêt immédiat de la procédure utilisée contre les terroristes présumés incarcérés à Guantanamo.

Au total, 21 personnes incarcérées à Guantanamo sont inculpés de crimes de guerre dont les 5 accusés des attentats du 11 septembre.

"C'est une première grande étape mais ce n'est qu'une étape", a souligné Gabor Rona, le directeur international de l'organisation Human Rights First. Des représentants de cette association de défense des droits de l'homme étaient présents pour assister à la session du tribunal militaire de cette semaine.

"La suspension des commissions militaires aussitôt après la prise de fonctions du président Obama est un signe du caractère d'urgence qu'il a ressenti pour inverser le cours destructeur pris par l'administration précédente dans sa lutte contre le terrorisme", a ajouté Rona.

Les membres des familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001, également présents à Guantanamo, ont fait savoir qu'ils s'opposaient à tout retard supplémentaire dans la tenue des procès des hommes accusés de ces attentats.

Lors de la campagne électorale, Barack Obama avait clairement annoncé qu'il fermerait Guantanamo où les Etats-Unis détiennent 245 hommes et on s'attendait que le nouveau président américain suspende les procès pour crimes de guerre décidés par son prédécesseur George W. Bush avec l'approbation du Congrès en 2006.

Eric Holder, le ministre de la Justice désigné de Barack Obama, avait qualifié ces commissions militaires n'accordaient pas suffisamment de protections légales aux prévenus et que ces prévenus pouvaient parfaitement être jugés aux Etats-Unis.